dimanche 10 décembre 2017

Le passé et l'avenir

Pluton
Nous avions rendez-vous vendredi soir avec le ciel de l'année 2018. Quels sont les défis qui nous attendent ? Comment pouvons-nous, en éclairant les événements passés, avoir une meilleure compréhension de ce qui nous sera proposé tout au long de l'année ?
Si nous sommes conscients des courants qui traversent le grand océan de l'inconscient collectif, nous pourrons mieux nous laisser porter et surfer sur les vagues.


Neptune
Sylvie Lafuente Sampietro nous a donc proposé, à partir de la carte du ciel de l'année 2018, de commencer par regarder ce que nous disent les planètes de l'évolution collective. Ces planètes ont des cycles longs, jusqu'à 248 ans pour faire le tour du zodiaque, pour Pluton.
Chacune de ces planètes, Pluton, Neptune, Uranus, Saturne et Jupiter va se trouver au cours de l'année dans un (ou deux) signes du zodiaque. Chacune donnera donc une couleur particulière à la fonction qu'elle représente pour l'humanité.


Uranus
Puis nous avons regardé les cycles que forment ces planètes entre elles. Deux planètes se retrouvent à un moment donné ensemble dans le ciel vu de la terre , c'est ce que nous appelons  la conjonction. Puis elles avancent chacune à leur rythme pour finir par se retrouver à nouveau ensemble. Le cycle des deux planètes dans le ciel, comme tout cycle de notre vie, va passer par différents stades mais ce qui nous intéresse ici, c'est le début  et la fin du cycle. Au début du cycle, tout est possible, nous n'y voyons pas clair sur ce que nous proposera ce cycle. C'est donc le moment de commencer à construire l'avenir, sans savoir souvent vers où nous allons et ce n'est pas facile, il faut oser. Et c'est là que l'étude des cycles précédents peut nous aider car elle nous permet de comprendre comment nous avons géré auparavant ce qui se présentait devant nous. Nous pouvons ainsi comprendre les enjeux, éliminer un certain nombre de craintes, et éviter des erreurs commises aux cycles précédents. Le cycle de Neptune et Uranus, étudié pendant la conférence, est à ce stade du début où nous devons construire l'avenir.


Saturne
Et lorsque nous arrivons à la fin du cycle, lorsque nous avons déroulé tout le processus, et qu'un nouveau cycle va bientôt démarrer, nous avons à tirer la quintessence de ce que nous a appris ce cycle qui se termine mais aussi à lâcher le passé sur tout ce processus qui s'est déroulé et qui s'achève.
L'autre cycle étudié au cours de la conférence était à ce stade de fin ( cycle de Saturne et Jupiter). Il est question dans ce moment de lâcher prise au passé pour revenir à l'essentiel sans savoir une fois encore vers quoi nous allons. Là aussi, l'étude des cycles précédents peut nous permettre d'y voir plus clair.
Le titre de la conférence : "Lâcher pris au passé pour construire l'avenir" est donc bien le défi de l'année. Mais avec une grande incertitude sur ce qui se prépare et les cycles à venir. Il nous faudra donc faire preuve d'imagination.
"La logique nous mène de a vers b, l'imagination nous mène partout" disait Einstein".


Jupiter
La semaine prochaine, je reviendrai sur quelques-uns des défis qui nous attendent.

dimanche 3 décembre 2017

S'élever

Hubert Reeves était invité à l'émission "La grande librairie" cette semaine.
Son livre récent : "Le banc du temps qui passe. Méditations cosmiques" est un recueil de pensées sur le monde et l'univers que l'on peut lire en picorant deci-delà, au gré de sa fantaisie. C'est ce que j'ai fait et je suis tombée sur un article intitulé : "L'awe cosmique" qui m'a interpellée. 
Ce mot awe ne m'est pas familier. D'après Hubert Reeves, il d'agit en quelque sorte d'une sidération, de ce qui inspire émerveillement, révérence et terreur latente. Il le traduit aussi par ce qui peut engendrer de la vénération.




Il illustre son propos sur cet awe par trois citations que je restitue ici car elles nous parlent mieux que toute considération :
Sur le spectacle de l'univers, il cite Albert Einstein :
"Le plus beau sentiment du monde, c'est le sens du mystère. Celui qui n'a jamais connu cette joie, ses yeux sont fermés. J'éprouve l'émotion la plus forte devant le mystère de la vie."




Sur le chemin de la mystique vers lequel souvent nous mènent les expériences de l'awe, il cite Jeanne Ancelet-Hustache :
"La mystique est le désir mystérieux, éprouvé comme sacré, antérieur à toute justification rationnelle, parfois inconscient, mais profond et incoercible, de l'âme qui s'efforce d'entrer en contact avec ce qu'elle tient pour absolu, généralement son dieu, mais parfois aussi un être plus vague ; l'être en soi, le Grand Tout, la Nature, l’Âme du monde."
Quelle belle définition ! Il nous entraîne aussi dans l'univers de Goethe et c'est encore l'émerveillement :
"Il n'est personne au monde qui ne se sente ému d'un sentiment profond, quand, au-dessus de nous, perdue dans l'azur des cieux, l'alouette fait entendre sa chanson matinale; quand, au-delà des rocs couverts de sapins, l'aigle plane, les ailes immobiles, et qu'au-dessus des mers, au-dessus des plaines, la grue dirige son vol vers les lieux de sa naissance."




L'expérience de l'émerveillement devant la beauté du monde, devant les mystères de la vie nous arrive simplement en regardant par la fenêtre, en levant les yeux ou en les tournant vers la nature. Il n'est pas si difficile de réenchanter le monde !