dimanche 21 mai 2017

La conscience



De ce poème, je n'ai longtemps retenu que les deux premiers vers que ma mère récitait dans les temps difficiles et le dernier, qui est devenu une sorte de proverbe et qui nous faisait peur lorsque nous étions enfants. Redécouvrir le poème dans son intégralité me fait l'effet d'une légende ancienne. Dans cette légende racontée dans la Bible, Caïn tue son frère Abel par jalousie, puis il est condamné à errer sur la terre. L'histoire devient pour Victor Hugo celle d'une obsession. Et comme à son habitude, il nous emporte avec toute son énergie dans la quête de Caïn pour échapper à sa conscience, quête qui sera vaine puisque même la mort ne suffira pas pour lui échapper.




La conscience

Lorsque avec ses enfants vêtus de peaux de bêtes,
Echevelé, livide au milieu des tempêtes,
Caïn se fut enfui de devant Jéhovah,
Comme le soir tombait, l'homme sombre arriva
Au bas d'une montagne en une grande plaine ;
Sa femme fatiguée et ses fils hors d'haleine
Lui dirent : « Couchons-nous sur la terre, et dormons. »
Caïn, ne dormant pas, songeait au pied des monts.
Ayant levé la tête, au fond des cieux funèbres,
Il vit un oeil, tout grand ouvert dans les ténèbres,
Et qui le regardait dans l'ombre fixement.
« Je suis trop près », dit-il avec un tremblement.
Il réveilla ses fils dormant, sa femme lasse,
Et se remit à fuir sinistre dans l'espace.
Il marcha trente jours, il marcha trente nuits.
Il allait, muet, pâle et frémissant aux bruits,
Furtif, sans regarder derrière lui, sans trêve,
Sans repos, sans sommeil; il atteignit la grève
Des mers dans le pays qui fut depuis Assur.
« Arrêtons-nous, dit-il, car cet asile est sûr.
Restons-y. Nous avons du monde atteint les bornes. »
Et, comme il s'asseyait, il vit dans les cieux mornes
L'oeil à la même place au fond de l'horizon.
Alors il tressaillit en proie au noir frisson.
« Cachez-moi ! » cria-t-il; et, le doigt sur la bouche,
Tous ses fils regardaient trembler l'aïeul farouche.
Caïn dit à Jabel, père de ceux qui vont
Sous des tentes de poil dans le désert profond :
« Etends de ce côté la toile de la tente. »
Et l'on développa la muraille flottante ;
Et, quand on l'eut fixée avec des poids de plomb :
« Vous ne voyez plus rien ? » dit Tsilla, l'enfant blond,
La fille de ses Fils, douce comme l'aurore ;
Et Caïn répondit : « je vois cet oeil encore ! »
Jubal, père de ceux qui passent dans les bourgs
Soufflant dans des clairons et frappant des tambours,
Cria : « je saurai bien construire une barrière. »
Il fit un mur de bronze et mit Caïn derrière.
Et Caïn dit « Cet oeil me regarde toujours! »
Hénoch dit : « Il faut faire une enceinte de tours
Si terrible, que rien ne puisse approcher d'elle.
Bâtissons une ville avec sa citadelle,
Bâtissons une ville, et nous la fermerons. »
Alors Tubalcaïn, père des forgerons,
Construisit une ville énorme et surhumaine.
Pendant qu'il travaillait, ses frères, dans la plaine,
Chassaient les fils d'Enos et les enfants de Seth ;
Et l'on crevait les yeux à quiconque passait ;
Et, le soir, on lançait des flèches aux étoiles.
Le granit remplaça la tente aux murs de toiles,
On lia chaque bloc avec des noeuds de fer,
Et la ville semblait une ville d'enfer ;
L'ombre des tours faisait la nuit dans les campagnes ;
Ils donnèrent aux murs l'épaisseur des montagnes ;
Sur la porte on grava : « Défense à Dieu d'entrer. »
Quand ils eurent fini de clore et de murer,
On mit l'aïeul au centre en une tour de pierre ;
Et lui restait lugubre et hagard. « Ô mon père !
L'oeil a-t-il disparu ? » dit en tremblant Tsilla.
Et Caïn répondit : " Non, il est toujours là. »
Alors il dit: « je veux habiter sous la terre
Comme dans son sépulcre un homme solitaire ;
Rien ne me verra plus, je ne verrai plus rien. »
On fit donc une fosse, et Caïn dit « C'est bien ! »
Puis il descendit seul sous cette voûte sombre.
Quand il se fut assis sur sa chaise dans l'ombre
Et qu'on eut sur son front fermé le souterrain,
L’œil était dans la tombe et regardait Caïn.



dimanche 14 mai 2017

Des clartés qui renaissent


Que nous dit notre mémoire qui pourrait nous donner la force de l'espérance ?
Bien sûr, c'est grâce à la poésie que nous pouvons sentir ce passage de la haine et du repli sur soi vers l'espoir d'un monde possible qui soit meilleur et porteur de clarté.





"Ce n'est pas le temps qui opprime
Ni l'écorce de chair bouclant nos fugitives vies
Mais la haine scindant les vivants en ennemis.
...
Vêtus des dépouilles de l'histoire,
Nous marchons à reculons sur les chemins effondrés
Rapiéçant les archives de la mémoire,
Replâtrant les légendes.
Nous hissons nos mythes rancis
Sur des socles figés."
Andrée Chedid




"Nous avons appris à voler à travers les airs comme des oiseaux, et à nager à travers les mers comme des poissons, mais nous n'avons toujours pas appris l'art simple de vivre ensemble comme des frères."
Martin Luther King

"Pourtant, l'espoir serpente à travers nos sols

Pétri d'ombres et de lueurs
L'espoir bifurque puis s'élève vers les soleils à venir."
Andrée Chedid

"C'est l'espoir qui donne son sens à la vie. et l'espoir se fonde sur la perspective de pouvoir, un jour, transformer le monde présent  en un monde possible qui parait meilleur."
François Jacob




Terminons avec le beau poème d'espérance d'Andrée Chedid :

J’ai ancré l’espérance
Aux racines de la vie

Face aux ténèbres
J’ai dressé des clartés
Planté des flambeaux
A la lisière des nuits

Des clartés qui persistent
Des flambeaux qui se glissent
Entre ombres et barbaries

Des clartés qui renaissent
Des flambeaux qui se dressent
Sans jamais dépérir

J’enracine l’espérance
Dans le terreau du cœur
J’adopte toute l’espérance
En son esprit frondeur.

Andrée Chedid


Cet article est illustré de tableaux de Mondrian. Les citations m'ont été inspirées par Jean-Claude Ameisen.

dimanche 7 mai 2017

La connaissance



Revenons à Khalil Gibran, dont la sagesse est toujours une source d'inspiration.
Il nous parle de la connaissance de soi dans "Le prophète" :

Et un homme dit : "Parle-nous de la Connaissance de Soi".
Et il répondit, en disant :
Votre cœur connaît en silence les secrets des jours et des nuits.
Mais vos oreilles ont soif d'entendre la résonance de cette connaissance enfouie dans votre cœur.
Vous voudriez connaître en paroles ce que vous avez toujours connu en pensée.
Vous aimeriez toucher du doigt le corps nu de vos rêves.
Et c'est bien qu'il en soit ainsi.
La source cachée de votre âme doit fuser puis ruisseler en murmurant vers la mer ;
Et les trésors de vos infinies profondeurs pourraient dès lors étinceler dans votre regard.
Mais ce n'est point avec une balance que vous pouvez estimer votre trésor inconnu ;
Et ce n'est ni avec une perche ou une sonde que vous parviendrez à explorer le fond de votre connaissance.
Car le moi est une mer sans limite et sans mesure.
Ne dites pas : "J'ai trouvé la vérité", mais plutôt : "J'ai trouvé une vérité".
Ne dites pas : "J'ai trouvé le chemin de l'âme". Dites plutôt : "J'ai rencontré l'âme marchant sur mon chemin".
Car l'âme passe par tous les chemins.
L'âme ne suit pas une seule voie, ni ne croît comme un roseau.
L'âme se déploie plutôt, tel un lotus aux innombrables pétales".




Trouver le trésor caché au fond de notre âme, puis le laisser s'épanouir sur tous les chemins qu'elle pourra suivre, voir étinceler cette découverte dans notre regard, quelle promesse merveilleuse d'aventure !
 Dans cet autre texte, il nous montre comment nous pouvons, grâce à cette connaissance, sortir des ténèbres et aller vers la lumière du sage :

"La connaissance est la seule richesse dont les tyrans ne peuvent nous dépouiller... Dieu vous a donné l'intelligence et la connaissance. Aussi n'étouffez-pas la lampe de la Grâce Divine et ne laissez pas s'éteindre la bougie de la sagesse dans les ténèbres de l'avidité et de l'erreur. Le sage est celui qui, à la lueur de son propre flambeau, vient éclairer le chemin des hommes."

Khalil Gibran


Deux très beaux textes inspirants particulièrement aujourd'hui : ne laissons pas s'éteindre la bougie de la connaissance dans les ténèbres...

lundi 1 mai 2017

Le vol de Quetzalcoatl

Légende aztèque 
Voici un extrait de la légende de Qutzalcoatl, le serpent à plumes. Ce récit légendaire fut recueilli puis traduit par le père San Bernardino de Sarragun, en 1547, auprès des vieillards, trente ans après la destruction de l'empire aztèque. 
Ce texte légendaire est magnifique.



Quetzalcoatl, roi de Tula, est obligé de quitter son royaume de Tula, chassé par son rival, Tezcatlipoca. "Puis le temps arriva à son tour, pour Quetzalcoatl, où il sentit les ténèbres rouler en lui, comme une rivière, comme si elles avaient voulu l'entraîner, et il songea alors à partir, à laisser la ville dans l'état où il l'avait trouvée, et à s'en aller, oubliant à jamais l'existence de Tula."




Quetzalcoatl doit partir et il finira par s'immoler par le feu sur la plage : 



Cela se termina sur la plage
Cela se termina par une carcasse de serpent en forme de navire
Et lorsqu’il l’eut construit, il s’y assit et prit le large,
Un navire qui glissait sur ces eaux enflammées, nul ne sachant
quand il atteindrait le pays du Soleil Rouge
Cela se termina sur les rives d’une très vaste mer
Cela se termina par son visage reflété dans le miroir de ses vagues
La beauté de son visage lui étant renvoyée
Et il était revêtu d’habits semblables au soleil
Cela se termina par un feu de joie sur la plage dans lequel il se
jeta lui-même et se consuma, ses cendres s’élevant au milieu
des cris d’oiseaux
Cela se termina avec la linotte, avec les oiseaux aux plumes turquoises,
les oiseaux aux plumes couleur de tournesol, les oiseaux rouges et bleus
Cela se termina avec les oiseaux aux plumes jaunes dans une
insurrection d’or
Traçant des cercles jusqu’à ce que le feu soit éteint
Traçant des cercles tandis que son coeur s’élevait vers le ciel
Cela se termina avec son coeur transformé en étoile
Cela se termina avec l’étoile du matin avec l’aube et le crépuscule
Cela se termina avec son voyage au Royaume des Morts avec
sept journées de ténèbres
Son corps changé en lumière
Une étoile qui brûle à jamais dans le ciel

Le vol de Quetzalcoatl. Peuple Aztèque.



D'autres voyages font écho à celui-ci, où la mort par le feu conduit à la renaissance sous forme de lumière, comme par exemple celui d'Ulysse, éternel retour vers son pays, voyage qui continuera après la fin de l'Odyssée, voyage pour trouver sa vérité.

« Les lumières commencent à scintiller sur les rochers,
Le long jour décline, la lente lune monte, les profonds
Gémissements de nombreuses voix tournoient. Venez, mes amis,
Il n'est pas trop tard pour partir à la recherche d'un monde nouveau.
[…] Car je veux
Naviguer au-delà du soleil couchant, là où nagent
Toutes les étoiles de l’occident, jusqu’à ma mort.
Il se peut que les golfes nous engloutissent.
Il se peut que nous atteignions les Îles Heureuses,
[…] Et bien que
Nous ne soyons plus aujourd’hui de cette force qui, autrefois,
Remuait terre et ciel, ce que nous sommes, nous le sommes ;
Des cœurs héroïques, affaiblis par le temps et le destin, mais forts dans leur volonté
De lutter, de chercher, de trouver, et de ne pas céder. »
Alfred Tennyson. Ulysse



dimanche 23 avril 2017

Trois brins de sagesse

La sagesse ?




Les définitions en sont nombreuses et il n'existe pas une sagesse comme le dit Marguerite Yourcenar : "Il y a plus d'une sagesse, et toutes sont nécessaires au monde. Il n'est pas mauvais qu'elles alternent."

Pour Jung, c'est l'individuation qui peut nous conduire à la sagesse.





"Le travail d'être individué, pour Jung, c’est être un individu à part entière,  un individu qui connait conscient et inconscient,  un individu qui va pouvoir garder une position éthique personnelle face aux mouvements de l’inconscient, de la foule, face à l’agitation générale. 
 Etre individué, c’est être clair, conscient de ce qui est en train de se passer et donc  responsable de sa position, au moins individuelle, par rapport au collectif. Le but n’est donc pas d’être centré sur soi mais d’être centré sur le Soi. La notion du Soi (ou du sujet si l’on est plus lacanien), c’est la globalité entre conscient et inconscient, la conscience de ce que je suis moi en tant que personnalité et de comment ce moi est pris dans quelque chose de beaucoup plus vaste. Nous sommes quelque part entre conscient et inconscient, dans ce lien établi par le Soi."  Sylvie Lafuente Sampietro

Si je veux aller vers la "sagesse" selon le processus d'individuation, je dois me demander pour chaque action : est-ce que cela a du sens pour moi ?. Est-ce que cela correspond à mon éthique ? Alors, si je réponds oui, j'ai la liberté d'agir.

Mais pour y parvenir, il faut un déconditionnement social, il faut avoir son propre conditionnement.
Ce type de sagesse est tout sauf tranquille, cela apporte des dangers mais elle ouvre un espace vers le ciel intérieur.



"Les philosophes se sont toujours tenus le plus éloignés de ce que le peuple entend par sagesse... de cette prudente tranquillité de l'âme avachie, de cette piété et de cette douceur de pasteur de campagne qui s'étend dans un pré et qui assiste au spectacle de la vie en ruminant d'un air sérieux." Nietzsche Le gai savoir




Et la sagesse n'est qu'un désir, pas une fin en soi :
"Ce qui est important, nous dit Socrate, ce n'est pas du tout d'être sage,, mais d'avoir le désir ardent de l'être."Fabrice Midal

Et pour terminer, que serait la sagesse sans l'amour, l'amour qui nous relie aux autres et à l'univers ?
"La vie peut être plus belle que ne le consentent les hommes. La sagesse n'est pas dans la raison, mais dans l'amour." André Gide






dimanche 16 avril 2017

Le programme de l'oiseau



Pour fêter le printemps et le temps des élections, voici un extrait du poème de Jacques Prévert (nous célébrons cette année les 40 ans de sa disparition) : "Salut l'oiseau", en quelque sorte un programme politique !

"Je te salue

oiseau marrant

oiseau rieur

et je m'allume

en ton honneur

et je me consume

en chair et en os

et en feu d'artifice

Je te salue

oiseau des paresseux

oiseau des enfants amoureux

Je te salue

oiseau viril





Je te salue

oiseau des villes

Je te salue

oiseau des Blancs-Manteaux

oiseau des Roi-de-Sicile

oiseau des sous-sols

oiseau des égoutiers

oiseau des charbonniers et des chiffonniers

oiseau des casquettiers de la rue des Rosiers

Je te salue

oiseau des vérités premières

oiseau de la parole donnée

oiseau des secrets bien gardés

Je te salue

oiseau du pavé

oiseau des prolétaires

oiseau du Premier Mai

Je te salue

oiseau civil

oiseau du bâtiment

oiseau des hauts fourneaux et des hommes vivants





Je te salue

oiseau des femmes de ménage

oiseau des bonshommes de neige

oiseau du soleil d'hiver

oiseau des Enfants Assistés

Je te salue

oiseau des jeux de mots

oiseau des jeux de mains

oiseau des jeux de vilains

Je te salue

oiseau de la cloche

oiseau de la misère

oiseau de la lumière coupée

Je te salue

Phénix fort

et je te nomme

Président de la vraie république des oiseaux"







lundi 10 avril 2017

Astro-psychogénéalogie



Vendredi dernier, nous étions une quarantaine de personnes réunies autour de ce sujet : l'astro-psychogénéalogie. Un atelier de trois heures ne permet pas de faire le tour d'une matière aussi vaste mais cependant, il nous a permis de découvrir comment se manifeste dans notre vie l'astro-psychogénéalogie à travers les structures familiales.
Pour cela, chacun dispose de son thème natal et Sylvie Lafuente Sampietro nous aide à y lire les informations que nous cherchons. Nous pouvons ainsi directement comprendre l'impact dans nos vies du sujet du jour.



Mais qu'est-ce que la psychogénéalogie ?
C'est une méthode psychanalytique qui consiste à rechercher dans le vécu de nos ancêtres les sources de nos troubles psychologiques, comportements étranges, maladies actuelles.  L'objectif principal est de repérer ce qui a pu se transmettre d'une génération à l'autre et de s'en libérer.
L'astrologie offre un apport considérable pour saisir le lien entre notre vécu personnel et l'histoire familiale et ancestrale, d'où l'intérêt de l'astro-psychogénéalogie. Car nous pouvons lire dans notre thème ce que nos ancêtres nous ont légué.

Il n'était pas possible en une soirée de faire le tour de ce domaine mais nous avons abordé une partie très importante : l'étude des structures familiales. Nous avons donc découvert les types de structures familiales, puis recherché dans nos thèmes celle (s) qui nous concernent.
Le but de cette étude : devenir conscients pour ne plus être le jouet d'un système qui se reproduit à travers nous sans que nous en soyons conscients.
La découverte de ces structures dans lesquelles nous vivons souvent dans l'inconscience est généralement une révélation. Nous réalisons alors que notre famille est prise dans un système et que les accusations, ressentiments et colères contre des membres de la famille n'ont aucun intérêt puisque chacun est le jouet de la structure. Il s'agit de comprendre ce qui se joue et ne plus se laisser conduire par le système.



A la base de la psychogénéalogie, on trouve la théorie de Jung sur l'inconscient collectif et les archétypes.« L’homme est constitué d’un conscient, dont le Moi est le sujet, d’un inconscient personnel à base de complexes, avec tous les éléments refoulés du conscient, d’un inconscient collectif à base d’archétypes, commun à toute l’humanité et origine de toutes les grandes images mythiques. »

Dans l’humanité, nous partageons tous des archétypes. Jung nous a introduits à cette vision: notre partie consciente est une toute petite partie qui nage sur un grand inconscient qu’on appelle l’inconscient collectif. Les archétypes nous fondent, ils fondent notre fonctionnement et notre psyché. Nous en sommes la plupart du temps inconscients, mais ils nous animent, ils se manifestent à travers nous et généralement de façon spontanée, naturelle et sans que nous puissions y mettre notre conscience.
Puisque nous sommes globalement assez inconscients dans l’humanité de cette fondation sur les archétypes, il va très souvent nous manquer une canalisation ou une difficulté à voir ce qui agit à travers nous pour grandir en conscience.




La découverte de 3 structures : plutonienne ou matriarcale, neptunienne ou patriarcale et uranienne ou adepte de la liberté, nous a donc mis sur la voie de la conscience et de la transformation, pour arrêter de répondre à des schémas parfois très difficiles à vivre et dont nous ne parvenons pas toujours à nous défaire.

A travers la connaissance des structures familiales, souvent vécues dans l'inconscience, nous pouvons accéder à un vécu plus subtil nous permettant de nous épanouir individuellement. Lorsqu'on a fait évoluer notre système, les relations peuvent être différentes, le vécu plus adapté à nos désirs et cela vaut pour notre famille mais aussi pour nos enfants et tous nos descendants.


Cet atelier était donc passionnant : nous sommes sortis plus lucides sur ce qui se joue dans nos familles et interpellés par la richesse des informations que peut nous fournir notre thème natal.