dimanche 17 septembre 2017

Saturne

J'ai déjà évoqué Saturne et en 2014, j'avais posté cet article à son sujet :



Depuis quelques années, la sonde Cassini observe Saturne, ses anneaux et ses satellites et nous livre des points de vue extraordinaires sur ce monde que l'on aperçoit comme un point dans le ciel.
Ces images fascinantes nous montrent toute la complexité de cette planète, la dernière du système solaire visible à l’œil nu depuis la terre, avec ses anneaux, ses ouragans immenses, ses cinquante-six satellites.




Les poètes de jadis ne connaissaient  pas toute cette beauté et pour eux, comme pour les anciens astrologues, Saturne est maléfique, symbole de la peur et de la mort.

Voici d'abord le Saturne de Victor Hugo, dans les contemplations :

Saturne ! sphère énorme ! astre aux aspects funèbres !
Bagne du ciel ! prison dont le soupirail luit !
Monde en proie à la brume, aux souffles, aux ténèbres !
Enfer fait d'hiver et de nuit !

Son atmosphère flotte en zones tortueuses.
Deux anneaux flamboyants, tournant avec fureur,
Font, dans son ciel d'airain, deux arches monstrueuses
D'où tombe une éternelle et profonde terreur.

Ainsi qu'une araignée au centre de sa toile,
Il tient sept lunes d'or qu'il lie à ses essieux ;
Pour lui, notre soleil, qui n'est plus qu'une étoile,
Se perd, sinistre, au fond des cieux !

Les autres univers, l'entrevoyant dans l'ombre,
Se sont épouvantés de ce globe hideux.
Tremblants, ils l'ont peuplé de chimères sans nombre,
En le voyant errer formidable autour d'eux !




Et Brassens ne le réhabilite pas :

Il est morne, il est taciturne
Il préside aux choses du temps
Il porte un joli nom, Saturne
Mais c'est un Dieu fort inquiétant
Il porte un joli nom, Saturne
Mais c'est un Dieu fort inquiétant




Quant à Verlaine, il n'est pas tendre avec les Saturniens dans ses poèmes du même nom :

Or ceux-là qui sont nés sous le signe SATURNE,
Fauve planète, chère aux nécromanciens,
Ont entre tous, d'après les grimoires anciens,
Bonne part de malheur et bonne part de bile.
L'Imagination, inquiète et débile,
Vient rendre nul en eux l'effort de la Raison.
Dans leurs veines le sang, subtil comme un poison,
Brûlant comme une lave, et rare, coule et roule
En grésillant leur triste Idéal qui s'écroule.
Tels les Saturniens doivent souffrir et tels
Mourir, — en admettant que nous soyons mortels, —
Leur plan de vie étant dessiné ligne à ligne
Par la logique d'une Influence maligne.





Et pourtant...
Certes, Saturne représente nos limites en astrologie, dont la mort fait partie, mais pour celui qui veut bien emprunter le chemin qu'il nous propose, il va conduire à réaliser l'équilibre entre corps et esprit, entre la sensibilité et la volonté, entre l'intuition et la logique et entre le féminin et le masculin.
Cet équilibre réalisé nous conduira à rien de moins qu'à la sagesse.
Voilà qui nous permet de mieux apprécier les magnifiques images de la sonde Cassini, et qui nous prouve également que les merveilles de Saturne se méritent :  persévérance et discipline sont au rendez-vous car la sonde a mis 7 ans pour arriver près de Saturne, elle est en orbite depuis 2004 et devrait y rester jusqu'en 2017 ! 

Nous étions en 2014.

Et nous avons reçu ce week-end des nouvelles de la sonde Cassini . Elle s'est écrasée sur la planète après nous avoir fourni de splendides images pendant quelques années (depuis 2004). Ces images nous montrent Saturne et ses anneaux presque irréels tant tout semble ordonné et merveilleusement bien agencé. Bien sûr, cette idée n'est pas juste car ces images sont faites de loin et tout cet ensemble est extrêmement complexe, chaque partie formant un monde en soi avec son atmosphère, son histoire et ses questions.




Pour expliquer l'image de Saturne, la mal-aimée, on peut aussi chercher du côté de la mythologie : Saturne n'est pas un dieu facile ! C'est lui qui avalait ses enfants à la naissance par peur qu'ils ne lui dérobent le pouvoir. Heureusement, grâce à une ruse, on lui fit avaler une pierre à la place du dernier-né, permettant ainsi à Jupiter de vivre.





Revenons à nos images : Saturne dans le ciel du soir, observé à la lunette, est une pure merveille, et grâce à Cassini, nous avons constaté qu'en nous en rapprochant, nous sommes toujours aussi émerveillés. Regardons-le donc et tentons de dépasser nos peurs.  Mais la sonde Cassini nous montre aussi que le voyage est très long avant de pouvoir atteindre Saturne.  Le but final de Saturne tel que nous l'indique l'astrologie : la verticalité, une éthique personnelle intégrée au quotidien ne se développera qu'au prix d'une longue discipline. Il nous montre la voie vers une sagesse  qui se développe peu à peu pour aller vers une humanité authentique. Ce chemin-là est encore long...



dimanche 10 septembre 2017

Nostalgie



J'ai gardé le souvenir des vers de Zeno Bianu qui nous avait accompagnés lors du stage en Ardèche de  l'été dernier sur Lilith. Sa poésie est libre, inspirée et nous emmène ailleurs.
Et je suis retombée sur ses vers.
Nostalgie, nostalgie mais aussi grand plaisir de le retrouver avec un plaisir intact, tout en lui étant reconnaissante de tout ce qu'il nous a apporté lors de cette semaine sur la femme sauvage en nous.




Je vous livre un extrait d'un poème qui s'intitule Innocence héroïque et dans lequel il évoque Robert Desnos.


Une fois
une seule fois
à chaque instant
c'est toujours
la première fois
un souffle
un seul
pour parler avec le silence
un seul souffle
pour accepter 
d'être entièrement vulnérable
...
et tu sens d'un coup
la terre de la terre
l'eau de l'eau
l'air de l'air
le feu du feu
c'est le réveil des souffles

ton poème 
passe à travers
les yeux de ceux qui te lisent
comme un vent d'énergie fauve
vif et lumineux

et tu sens soudain que rien
ne se gaspille dans l'univers
...
une fois
une seule fois
à chaque instant
c'est 
toujours
la première fois
une cristallisation d'imprévisible




Il me donne à voir une énergie folle que je peux ressentir à travers ses mots, tels ceux-ci :

Jamais 
nous n'aurons assez de souffle
pour respirer le monde
comme un mystère inépuisable



dimanche 3 septembre 2017

Bientôt l'automne !

Des préparatifs, une agitation retrouvée, un temps qui se rafraîchit, l'automne arrive !
Il est donc temps de parler de ce qui va nous intéresser d'ici la fin de l'année.




Nous avons été séduits par une série de vidéos sur la sphère armillaire et nous souhaitons vous les présenter. La sphère armillaire est un objet ancien, qui existe depuis l'antiquité.
"En astronomie, une sphère armillaire, dans son approche classique, est un instrument qui modélise la sphère céleste. Elle est utilisée pour montrer le mouvement apparent des étoiles, du Soleil et de l'écliptique autour de la Terre "( Wikipedia).
Elle représente donc le ciel tel qu'on le voit depuis la terre (système géocentrique).
C'est exactement ce qui nous intéresse en astrologie puisque nous représentons le ciel vu de la terre en deux dimensions.
La sphère armillaire nous est donc particulièrement utile pour comprendre comment s'articule un thème natal et comment le ciel évolue et avec lui les thèmes astraux.
Les deux soirées que nous vous proposons les 28 septembre et 9 novembre auront pour objectif de comprendre comment nous faisons le passage de l'astronomie à l'astrologie pour établir les thèmes astraux.




Les vidéos passionnantes quel que soit notre niveau d'astrologie nous éclaireront sur la construction du thème astral et seront commentées par Sylvie Lafuente Sampietro. Nous pourrons aussi poser toutes nos questions à cette occasion.
Ce sera un beau moment pour mieux comprendre notre lien à l'univers et  ce mandala complexe qu'est notre thème.


Puis nous aurons notre rendez-vous annuel avec l'astrologie mondiale le 8 décembre.
Comme chaque année, Sylvie Lafuente Sampietro nous aidera à comprendre les enjeux de l'année à venir.
Voici comment se présente l'année 2018 :


 « Lâcher prise au passé et construire l’avenir »

Cette conférence a pour objectif de vous permettre de mieux comprendre la mutation du monde et de nos sociétés à travers une prise de recul sur l’actualité et une compréhension des cycles que l’humanité vit. Elle est un apport personnel pour la gestion de votre année 2018, elle vous donnera des clefs pour saisir ce qui se passe dans votre vie et une prise de conscience des cycles qui sont à l’oeuvre. Comment lâcher le passé et s’ouvrir au présent ? A quels éléments devons-nous lâcher prise ? Comment organiser le nouveau monde qui émerge ?  Que nous faut-il saisir pour vivre au mieux les mutations en cours ?

En 2018, nous verrons éclore le fruit d’une gestation qui a lieu depuis 1993 (conjonction Neptune/Uranus). Il s’agit d’une vision politique, peut-être encore de l’ordre de l’utopie, mais qui pourrait nous amener à trouver un nouveau paradigme pour unifier l’idéal communautaire et la liberté individuelle, la collectivité et la créativité, le sentiment de communion et la vision du libre penseur. Ce temps du semicarré croissant d’Uranus à Neptune permet une émergence, il s’agit pour chacun d’oser aller de l’avant sans certitude et de se laisser explorer de nouveaux chemins. Cette poussée peut créer des tensions, des peurs et des conflits si nous restons figés dans les solutions du passé. Le semicarré décroissant de Jupiter à Saturne nous demande de lâcher prise par rapport à d’anciennes constructions d’ordre social ou personnel. Saturne en Capricorne et Uranus qui passe en Taureau, nous pousseront vers des solutions pragmatiques et concrètes. Il s’agit de structurer pas à pas le changement. Venez découvrir les enjeux de cette année 2018 pour pouvoir gérer vos décisions de vie en accord avec le rythme du cosmos.



Un beau programme pour cet automne et une année 2018 qui s'annonce riche de perspectives : de quoi nous motiver pour aller de l'avant !

Inscriptions : au local pendant les permanences Altaïr ou par mail : assoc.altair@gmail.com

dimanche 27 août 2017

Légende tibétaine

Recommençons en douceur et en restant dans le ciel avec une légende qui nous vient du Tibet.
Elle est racontée par Patrick Fishmann.
Les Bön proviennent d'une ancienne tradition spirituelle du Tibet, avant le bouddhisme.




Les larmes d'Avalokiteshvara

_ Tu m'as demandé pourquoi les Bön tâchaient de prévenir les événements en les déchiffrant dans le ciel ? je vais te répondre, te conter une histoire, j'ajouterai un secret, Bhuchung, pour fêter tes huit ans.
L'être humain baigne dans la vie du cosmos pris entre deux : d'un côté, le monde physique, les plantes, les animaux  et les êtres célestes; de l'autre, les divinités et les démons des sept royaumes. L'homme réside entre ces forces, ballotté par les orages, pris dans la bourrasque. Tout l'influence et il se laisse malmener. Il faut être un bouddha pour échapper au pouvoir des plaisirs et des peines. Ce monde propose un mélange d'agrément et de douleur. C'est une situation propice pour envisager la voie de l'éveil.
Les Bön se sont demandé s'ils pouvaient prévenir les invasions. Ils ont observé les états d'âme pour voir s'ils attiraient fortunes et calamités. Ils ont cherché à saisir la nature des êtres magiques pour les éviter, les attirer ou se les concilier. Enfin, ils ont médité sur la vie des grands êtres qui éclairent la voie.

Quand Maya vit en songe un éléphant blanc venir des montagnes, portant dans sa trompe un lotus, le roi convoqua les brahmanes astrologues afin d'interpréter le rêve. On attendit de leur prophétie un grand monarque ou un grand maître. Ainsi naquit Siddhârta Gautama, qui devint, comme tu le sais, le Bouddha.
On avait aussi prédit le retour de Shakyamuni. Emanant du cœur d'Amithaba, le bouddha de la compassion, apparut un petit garçon de ton âge, assis sur un lotus. Ce Guru Rinpotche, je t'en ai parlé. je t'ai dit pour le dalaï-lama, comme on l'avait cherché, puis trouvé. Comme ça, pour bien d'autres. Mais je t'ai promis un secret pour tes huit ans, alors voilà :
Tu sais que notre guide, Tchenrezi, est venu secourir et illuminer le Tibet. Moi, je le nomme Avalokiteshvara parce qu'on l'appelait comme ça, quand j'étais petit dans les montagnes. Comme il vit que tous les êtres de l'univers souffraient sur le sentier baigné d'étoiles, il versa deux larmes. Celle qui coula de son oeil droit devint Tara verte, tandis que la perle qui jaillit de son oeil gauche se transforma en Tara blanche. Tara veut dire étoile, elle est la compagne et la mère de tous les bouddhas. Dans son coeur bat la sonorité tam, verte, posée sur une lune. Belle, souriante, tara-étoile a seize ans, le teint des émeraudes et tient devant son coeur un lotus épanoui à  l'oreille. Elle donne naissance à l'idée d'éveil, le Dharma qui illumine tous les êtres comme la lumière du soleil et de la lune.




Tara est celle qui libère
Et protège les êtres
De toutes les peurs,
De toutes les souffrances,
Quelles qu'elles soient.
Pour elle, chacun est son enfant sur la voie. Il chevauche une montagne, à la fois fragile, fort, tel un perce-neige. Elle veille à ses côtés pour l'aider à traverser le Samsâra et dompter pacifiquement les puissances qui risquent de le faire tomber. Tu peux l'appeler, elle vient, elle veille à ce que les démons ne t'emportent pas. Chaque fois que tu auras besoin, elle te sauvera. Que tu l'imagines sous l'une de ses vingt et une apparences ou que tu la rencontres sous l'aspect d'une femme au coeur pur. C'est le secret, Bhushung, quelles que soient les influences, les forces à l'oeuvre, les raffuts provoqués par les démons, sur ton sentier baigné d'étoiles, ces deux larmes te porteront.




Dans mon village, on raconte qu'Avalokiteshvara fut jadis un singe de la vallée de Yarlung, que Tara-étoile-qui-sauve errait sous la forme d'un yeti. Ils s'étaient rencontrés, dit-on, pour finalement s'aimer et donner naissance à six enfants, les premiers hommes. Petit, sers-toi de ces images de notre folklore, crées-en de nouvelles, les moines ont parfois tendance à s'imaginer qu'une vie d'homme est préférable à une incarnation de femme ou qu'un singe est meilleur qu'un yeti. Tchenrezi sur le mont Potala a entonné dix millions de fois le mantra de Tara, à l'intention de tous les êtres. Chante avec lui l'étoile, bois les larmes qui éveillent et chevauche ta montagne, bon chemin et bon anniversaire Bhuchung !



dimanche 20 août 2017

Le ciel étoilé

La nuit étoilée : l'été est un moment privilégié pour l'observer et découvrir les étoiles, rêver, chercher les mondes lointains ou simplement admirer sa beauté.

Les tableaux de la nuit étoilée de Vincent van Gogh m'ont toujours paru étrangement lumineux et comme beaucoup d'autres, je me suis demandée ce qu'il cherchait en peignant cette nuit.
Et il semble qu'il ait été fasciné par les couleurs, les chatoiements et la lumière des étoiles plus que par une recherche mystique comme on a pu le croire.
Cette lettre à son frère montre bien le sens de son travail :




"Je veux maintenant absolument peindre un ciel étoilé. Souvent, il me semble que la nuit est encore plus richement colorée que le jour. Colorée des violets, des bleus et des verts des plus intenses.
Lorsque tu y feras attention, tu verras que certaines étoiles sont citronnées, d'autres ont des feux roses, verts, bleus, myosotis. Et, sans insister davantage, il est évident que pour peindre un ciel étoilé, il ne suffit point du tout de mettre des points blancs ou  noirs sur du ciel noir ou bleu.
Le ciel étoilé, peint la nuit-même sous un bec de gaz. Le ciel est bleu-vert, l'eau est bleu de roi, les terrains sont mauves, la ville est bleue et violette, le gaz est jaune et ses reflets sont or roux et descendent jusqu'au bronze-vert. Sur le champ bleu-vert du ciel, la grande ourse a un scintillement vert et rose dont la pâleur discrète contraste avec l'or brutal du gaz. Deux figurines colorées d'amoureux à l'avant-plan."



Sa description est une ode aux couleurs et à cette lumière particulière de la nuit. Et correspond parfaitement à ce que l'on ressent devant son tableau.
Il compare aussi les étoiles à des points sur une carte, des points de repère qui nous montrent le chemin vers chaque étoile, vers un voyage que l'on ne pourra entreprendre que lorsque nous serons morts. 

Lamartine aussi , avec tout son romantisme nous décrit l'arrivée du ciel nocturne. Elle est moins colorée que celle de Van Gogh mais très imagée !

"Alors ces globes d’or, ces îles de lumière, 
Que cherche par instinct la rêveuse paupière, 
Jaillissent par milliers de l’ombre qui s’enfuit, 
Comme une poudre d’or sur les pas de la nuit ; 
Et le souffle du soir qui vole sur sa trace 
Les sème en tourbillons dans le brillant espace. 
L’œil ébloui les cherche et les perd à la fois : 
Les uns semblent planer sur les cimes des bois, 
Tels qu’un céleste oiseau dont les rapides ailes 
Font jaillir, en s’ouvrant, des gerbes d’étincelles. 
D’autres en flots brillants s’étendent dans les airs, 
Comme un rocher blanchi de l’écume des mers ; 
Ceux-là, comme un coursier volant dans la carrière, 
Déroulent à longs plis leur flottante crinière ; 
Ceux-ci, sur l’horizon se penchant à demi, 
Semblent des yeux ouverts sur le monde endormi ; 
Tandis qu’aux bords du ciel de légères étoiles 
Voguent dans cet azur comme de blanches voiles 
Qui, revenant au port d’un rivage lointain, 
Brillent sur l’Océan aux rayons du matin." 





Lever la tête et contempler à notre façon ce spectacle offert par l'univers : pour ma part, je suis toujours partagée entre l'émerveillement de la découverte de tous ces mondes lointains qui s'allument sous nos yeux et le désir de les reconnaître, de les nommer pour les retrouver d'un jour à l'autre. Pouvoir me dire : oui, cette étoile est bien là, toujours présente et cette planète telle Saturne ou Jupiter la semaine dernière, m'accompagne lorsque je sors le soir sous la voûte céleste. L'émotion, elle, est toujours la même ...


mardi 8 août 2017

Découvrir ses racines en Ardèche


C'est toujours un moment fort de prendre une semaine pour se pencher sur soi. Fin juillet, grâce au stage d'astrologie en Ardèche, j'ai pu me retrouver dans cette situation et c'est toujours un grand bonheur, même si tous les moments ne sont pas que plaisir ! Car le thème de cette année, l'astro-psychogénéalogie n'était pas de tout repos !
Il nous fallait en effet découvrir de quel terreau se nourrissent nos racines, à travers notre thème natal, les informations dont nous disposions sur notre lignée d'origine et nos souvenirs d'enfance.
Notre semaine fut très dense, nous avons tous beaucoup découvert sur nous-mêmes à travers notre thème natal.
Nous sommes accueillis aux Jardins intérieurs, par Existence qui nous permet de passer une semaine tranquille, sans souci du quotidien, une semaine pour nous consacrer à l'astrologie et nous découvrir.
Avons-nous inquiété les participants aux autres stages, avec notre langage symbolique bien particulier ? Sans doute un peu mais nous avons essayé de leur expliquer ce qui nous animait et pourquoi nous sommes aussi passionnés par notre sujet.
Il faut dire que nos animateurs nous ont gâtées (oui, nous n'étions que des femmes !).
Sylvie Lafuente Sampietro, notre référence en astrologie sait interpréter nos problèmes et les traduire en solutions possibles, nous mettre sur la voie du sens d'un rêve fait dans la nuit et transformer un conflit qui s'installe en leçon pour comprendre l'objet de notre stage. Son enseignement nous permet à toutes de grandir en connaissance de nous-mêmes et des autres. Les haïkus inspirés, les musiques qui parlent à notre âme et les moments de méditation de Jean-Philippe Cand nous ont permis d'intégrer sans trop de douleur les souffrances et les tourments de nos vies pour les transformer. Et Eliane, notre fée est toujours là quand nous avons besoin d'une oreille ou d'une épaule, ou encore pour interpréter et traduire les éléments de notre thème. Bref, une équipe très complète.



Le contenu de l'enseignement, je vous en ai déjà parlé dans un précédent billet sur l'astro-psychogénéalogie.
Nous avons pu découvrir de quel type de famille nous sommes issus, la structure plutonienne liée au matriarcat, la structure neptunienne, liée au patriarcat ou la structure uranienne, liée au désir de liberté. Puis nous avons examiné les domaines de notre vie où se jouent les interactions entre notre famille, nos ancêtres et nous. Nous avons recherché les blocages et les empêchements d'avancer, nous avons tenté de comprendre ce que nous devions lâcher et cela nous a permis de terminer dans la joie car nos familles nous ont aussi légué la force de vivre et de transcender ces problèmes.

Le stage s'est ainsi terminé sous un soleil très chaud, et les au revoir à notre famille de cœur créée pendant cette semaine étaient emprunts de joie et d'amour.
Nous nous retrouverons certainement l'année prochaine autour d'un nouveau sujet, avec toujours autant de bonheur.

Pour témoin de cette belle atmosphère qui nous a guidés, je retranscris ici deux haïkus que Jean-Philippe m'a autorisée à partager avec vous :

Traverser ses peurs
Faire face aux vents contraires
Oser son propre chemin

S'ouvrir à l'infini
Espérer contre toute attente
Goûter la fraîcheur
De chaque instant

Jean-Philippe Cand


mardi 4 juillet 2017

Promesses de l'été

L'été s'installe, le rythme change et certains jours, la température monte...
Il est temps de se poser, pour profiter des jours qui viennent, s'abandonner à vivre simplement, s'émerveiller de chaque jour et prendre chaque instant avec joie. 




Puis en septembre, quand nous reprendrons le cours de l'année, il sera temps de nous intéresser aux projets que nous avons préparé dès ce début d'été. 
Nous vous proposerons de découvrir le ciel de notre thème astrologique à travers un objet étonnant : la sphère armillaire. Elle nous permettra de relier astronomie et astrologie. 
Ce bel objet inventé dans l'antiquité sera pour nous l'occasion de comprendre comment relier le ciel que nous observons depuis la terre à notre thème natal, projection en deux dimensions de ce ciel.


Nous aurons également notre rendez-vous annuel avec l'astrologie mondiale, moment très important pour comprendre les enjeux de notre monde.

Nous vous préparons ce programme pendant l'été et vous le retrouverez en septembre avec plus de détails et de rendez-vous.
En attendant, je vous souhaite de profiter pleinement de ces belles journées !
Je vous laisse avec Sensation, ce poème de Rimbaud cher à mon cœur.


Sensation

"Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l’herbe menue :
Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l’amour infini me montera dans l’âme,
Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, - heureux comme avec une femme."

Arthur Rimbaud, Poésies