dimanche 4 décembre 2016

Combat spirituel



Reprenant quelques extraits d'une  l'émission "Les racines du ciel" consacrée à Jacqueline Kelen, j'ai trouvé ses propos sur le combat spirituel très éclairants sur le monde d'aujourd'hui et sur la spiritualité.

"Il me semble que de nos jours le combat spirituel est aussi un combat contre les puissances ténébreuses, qui ne sont pas des petits démons ni le diable aux pieds fourchus, mais des forces de désespoir, des forces de désertion, des forces d'inertie", nous dit-elle.




A quoi Leili Anvar lui répond :
"Cela me rappelle qu'en islam, on appelle le grand jihâd, la grande guerre sainte qui est le combat contre les passions, un combat de chevaliers de la foi contre eux-mêmes. Cela me fait penser aussi au poète mystique Kabîr, un nom qui signifie "le grand", qui a écrit au XVIe siècle et dont la vie se perd un peu dans la légende. Il était certainement d'une caste hindoue, shivaïste, mais s'est probablement converti à l'islam. Il tient en lui toute cette spiritualité mélangée de l'Inde, entre islam et courants hindouistes, qu'il vivait de manière pacifiée en combattant pour la tolérance :


Où est la nuit quand le soleil brille ?
S'il fait nuit, c'est que le soleil a retiré sa lumière.
Là où il y a connaissance, l'ignorance peut-elle demeurer ?
Et s'il y a ignorance, la connaissance doit périr.
S'il y a luxure, comment y aurait-il Amour ?
Où est l'Amour, il n'y a pas de luxure.
Saisis ton épée et vas à la bataille.
Combats, ô mon frère , tant que durera ta vie.

L'humanité partage ce sentiment que la spiritualité est un progrès, un travail et un combat de chaque jour pour essayer de s'améliorer, de se transcender, de se dépasser et de donner le meilleur de ce que l'être humain peut donner", nous dit encore Leili Anvar.




Et j'ai fait le lien avec des paroles de Frédéric Lenoir à propos d'Edgar Morin et son idée de patrie mondiale.
Edgar Morin cite la Marseillaise, et ses couplets peu connus. On y retrouve une aspiration universelle vers la liberté qui ne se réalise pas sans un combat long et un  travail de tous les instants.

La France que l'Europe admire
A conquis la liberté
Et chaque citoyen respire
Sous les lois de l'Egalité;
Un jour son image chérie
S'étendra sur tout l'univers.
Peuples, vous briserez vos fers
Et vous aurez une patrie !

La Marseillaise a une portée universaliste et la Patrie mentionnée ici rappelle la patrie mondiale dont parle Edgar Morin, qui se fera avec un esprit révolutionnaire, un esprit de liberté et d'égalité. La République française est depuis ses fondements marquée par cette aspiration universaliste et il serait complètement erroné de vouloir se replier sur soi au nom d'une "France éternelle" comme on l'entend souvent dans les discours d'extrême-droite. Ce serait tourner le dos à ce qu'est la tradition française qui aspire au contraire à ce qu'un certain modèle d'égalité et de fraternité se répande dans le monde entier et continue d'avoir une voix, une influence universelle.




Les deux combats se rejoignent, me semble-t-il, dans une haute idée de ce que nous pouvons être et de ce que nos idéaux communs peuvent porter.

dimanche 27 novembre 2016

Conférence d'astrologie mondiale 2017

La conférence d'astrologie mondiale de Sylvie Lafuente Sampietro approche : ce sera le 9 décembre.
Nous sommes nombreux à l'attendre car son titre semble porteur de nouvelles positives :



Après plusieurs années un peu difficiles, où les titres des conférences nous demandaient des efforts et où les perspectives étaient  de passer un cap :
après 2012 : La révolution en marche
2013 : Face aux crises, la créativité
2014 : De l’ombre faire jaillir la lumière
2015 : Agir en toute lucidité
2016 : Réfléchir et se réorienter
2017  et "L'émergence d'une nouvelle vision"nous apporte plus d'espérance !

Et même si toutes les difficultés auxquelles nous faisons face depuis plusieurs années n'ont pas encore trouvé de résolution, au moins pouvons-nous envisager une vision vers le futur.
La conférence pourra nous éclairer également sur les échéances qui nous attendent en 2017.
Dans ce monde instable, l'astrologie nous permet de nous replacer dans les grands mouvements de l'humanité et de nous positionner par rapport aux enjeux de l'année à venir.

C'est un moment pour saisir et pour comprendre comment nous pouvons gérer dans  nos vies ces évolutions.
Je vous conseille donc vivement de venir écouter Sylvie Lafuente Sampietro !


Vous pouvez réserver votre place sur notre messagerie : assoc.altair@gmail.com 
Vous pouvez aussi venir directement le 9 décembre à la salle de conférences de la Maison du Tourisme de Grenoble pour 20h30.






dimanche 20 novembre 2016

Lire le monde



"Contempler, c'est communier, c'est faire advenir la beauté." nous dit François Cheng.
Et pour contempler la nature, avons-nous besoin des mots ?

La joie de contempler et de comprendre, voilà le langage que me porte la nature." Einstein

S'il suffit de contempler pour atteindre la compréhension, le poète a la nécessité de trouver les mots pour exprimer la beauté et tenter de nous la transmettre. Dans ce beau poème, Victor Hugo renonce à la lecture pour lire le livre de la nature et il parvient à nous dire : "Il n'est rien qui, bien questionné par l'âme, ne se nomme."





Je lisais. Que lisais-je ? Oh ! le vieux livre austère,
Le poème éternel ! — La Bible ? — Non, la terre.
Platon, tous les matins, quand revit le ciel bleu,
Lisait les vers d'Homère, et moi les fleurs de Dieu.
J'épelle les buissons, les brins d'herbe, les sources ;
Et je n'ai pas besoin d'emporter dans mes courses
Mon livre sous mon bras, car je l'ai sous mes pieds.
Je m'en vais devant moi dans les lieux non frayés,
Et j'étudie à fond le texte, et je me penche,
Cherchant à déchiffrer la corolle et la branche.
Donc, courbé, — c'est ainsi qu'en marchant je traduis
La lumière en idée, en syllabes les bruits, —
J'étais en train de lire un champ, page fleurie.
Je fus interrompu dans cette rêverie ;
Un doux martinet noir avec un ventre blanc
Me parlait ; il disait : « Ô pauvre homme, tremblant
Entre le doute morne et la foi qui délivre,
Je t'approuve. Il est bon de lire dans ce livre.
Lis toujours, lis sans cesse, ô penseur agité,
Et que les champs profonds t'emplissent de clarté !
Il est sain de toujours feuilleter la nature,
Car c'est la grande lettre et la grande écriture ;
Car la terre, cantique où nous nous abîmons,
A pour versets les bois et pour strophes les monts !
Lis. Il n'est rien dans tout ce que peut sonder l'homme
Qui, bien questionné par l'âme, ne se nomme.
Médite. Tout est plein de jour, même la nuit ;
Et tout ce qui travaille, éclaire, aime ou détruit,
A des rayons : la roue au dur moyeu, l'étoile,
La fleur, et l'araignée au centre de sa toile.
Rends-toi compte de Dieu. Comprendre, c'est aimer.
Les plaines où le ciel aide l'herbe à germer,
L'eau, les prés, sont autant de phrases où le sage
Voit serpenter des sens qu'il saisit au passage.
Marche au vrai. Le réel, c'est le juste, vois-tu ;
Et voir la vérité, c'est trouver la vertu.
Bien lire l'univers, c'est bien lire la vie.

Victor Hugo (Les contemplations : Je lisais. _ Que lisais-je ? Extrait

Quelqu'un qui lit bien l'univers et donc la vie, c'est Christian Bobin. Son dernier billet dans le Monde des religions nous le montre une nouvelle fois contemplant la nature et nous donnant à lire le langage de l'univers.




"Lire assouplit l'âme, lui donne cette miraculeuse souplesse des roses trémières, les plus belles habitantes de Vézelay. Elles rasent les murs, mendient un peu de soleil. Ce sont des voyageuses, partant sans cesse en navigation dans l'air blond. Des danseuses à la barre. La basilique et ses os de Marie-Madeleine ne peuvent rivaliser avec ces roses trémières, leur tête dodelinant au bout de leur long cou, bénédiction donnée aux passants fatigués par la rue trop montante. "
Christian Bobin

Le dernier mot à propos de la lecture du monde sera à nouveau pour François Cheng :
"Puisque la beauté est rencontre inattendue, toujours inespérée, seul le regard attentif peut lui conférer étonnement, émerveillement, émotion, jamais identiques." François Cheng





dimanche 13 novembre 2016

Le monde des possibles


Un peu d'optimisme et d'utopie aujourd'hui pour changer de l'air du temps. 

Le constat de  Gilles Deleuze est que  nous avons tendance à toujours nous plaindre et pendant ce temps, à manquer la vie...
"De quels affects êtes-vous capables ? Expérimentez; mais il faut beaucoup de prudence pour expérimenter. Nous vivons dans un monde plutôt désagréable où non seulement les gens mais les pouvoirs établis ont intérêt à nous communiquer des affects tristes. La tristesse, les affects tristes, sont tous ceux qui diminuent notre puissance d'agir. ... Le tyran, le prêtre, les preneurs d'armes ont besoin de nous persuader que la vie est dure et lourde. Les pouvoirs ont moins besoin de nous réprimer que de nous angoisser ou d'administrer et d'organiser nos petites terreurs intimes. La longue plainte universelle sur la vie, le manque à être qu'est la vie. On a beau dire dansons, on n'est pas bien gais. On a beau dire quel malheur la mort, il aurait fallu vivre pour avoir quelque chose à perdre.... 
Ce n'est pas facile d'être un homme libre, fuir la peste, organiser les rencontres, augmenter la puissance d'agir, s'affecter de joie, multiplier les affects qui expriment ou enveloppent un maximum d'affirmations." (Gilles Deleuze et Claire Parnet, Dialogues)




Et pour porter l'espérance, le discours de Martin Luther King reste un grand rêve :

"Je fais aujourd'hui un rêve ! Je rêve qu’un jour tout vallon sera relevé, toute colline et toute montagne seront rabaissées, les endroits escarpés seront aplanis et les chemins tortueux redressés, la gloire du Seigneur sera révélée à tous les êtres faits de chair tout à la fois.
Telle est mon espérance. Telle est la foi que j'emporterai dans le Sud.
Avec une telle foi, nous serons capables de distinguer dans la montagne du désespoir une pierre d’espérance. Avec cette foi, nous serons capables de transformer les discordes criardes de notre nation en une merveilleuse symphonie de fraternité."




Je crois que nous pouvons arrêter de nous plaindre et tenter d'agir pour plus de bonheur, et que nous pouvons toujours distinguer une pierre d'espérance dans notre monde. 

dimanche 6 novembre 2016

Carte du ciel



Un jour on demandait à Anaxagore  : « Pourquoi vis-tu ? – Pour regarder, dit-il, les astres. Supprime le ciel, je ne suis plus rien »
Chalcidius (IVe siècle)

Le ciel est source de beauté et source de questionnements.
Nous les humains nous sommes toujours posé des questions sur l'univers. L'observation du ciel nous a conduits à répertorier les étoiles et les astres puis à chercher des correspondances entre ce qui était observé dans le ciel et ce que nous vivions sur terre.
Le ciel peut faire peur, et ses manifestations comme les éclipses, les comètes et autres phénomènes, étaient de grandes sources d'angoisse.

"Des flottes de Soleils peut-être à pleines voiles
Viennent en ce moment…
Peut-être allons-nous voir brusquement apparaître
Des astres effarés
Surgissant, clairs flambeaux, feux purs, rouges fournaises
Ou triomphes du Noir le plus noir"
Victor Hugo, A la fenêtre pendant la nuit



L'astrologie et l'astronomie ont très longtemps été intimement liées dans les recherches sur les mystères du ciel. Découvrir ces mystères pouvait éclairer ce que nous vivions sur terre. Puis les astronomes ont pris leur autonomie et l'astrologie a été placée au rang de connaissance antique ou de superstition, ou d'outil divinatoire, avant d'être remise à l'honneur au XXe siècle par des grandes figures comme Dane Rudhyar.

"Croyez-vous donc que les sciences se seraient formées et seraient devenues grandes si les magiciens, les alchimistes, les astrologues et les sorciers ne les avaient pas précédées, eux qui durent créer tout d'abord, par leurs promesses et leurs engagements trompeurs, la soif, la faim et le goût des puissances cachées et défendues ?"
Friedrich Nietzsche (Le gai savoir)




L’astrologie est née d’une expérience de l’ordre manifeste dans le ciel pour l’homme perdu dans la jungle et effaré devant le chaos de la vie sauvage. La recherche de l’ordre est une des aspirations essentielles de l’homme. "Dane Rudhyar

Et nous comprenons aussi que seule l'étude de cet ordre du ciel, grâce à la connaissance scientifique ou philosophique nous permet de comprendre le lien qui existe entre le ciel et nous. L'étude des connaissances acquises par les anciens s'avère donc très utile dans notre quête du sens de l'univers et de nos vies.

" Qui comprend le nouveau en réchauffant l'ancien peut devenir un maître."Confucius

L'observation des étoiles et des astres est intimement liée pour nous, épris d'astrologie,  à notre savoir astrologique et nous avons conscience que la beauté et la connaissance du ciel nous sont indispensables pour que l'astrologie que nous pratiquons reste une matière vivante. Une matière qui nous relie à l'univers et qui donne un sens concret à nos vies.



Nous aimons, dans l'association Altaïr, vous faire partager des soirées étoilées. En complément, nous vous invitons le 24 novembre à venir fabriquer votre carte du ciel avec l'aide de Julie Toujan. Vous pourrez ainsi toucher du doigt l'organisation de notre ciel et la façon dont il évolue au cours des jours et des mois. Julie nous initiera également à l'utilisation du logiciel stellarium qui de façon plus moderne, nous permet d'observer le ciel en diverses époques et différents lieux. Nous aurons ainsi, en plus des soirées étoilées qui sont toujours de beaux moments pour nous retrouver,  tous les outils pour observer le ciel de façon autonome lors des soirées sans nuages.

Ciel de fin août 2016

Rendez-vous donc le 24 novembre de 20h00 à 21h00 au local du centre d'astrologie, 1, Rue Expilly  38 000 Grenoble. Inscrivez-vous sur notre adresse mail : assoc.altair@gmail.com
Participation : 6 € pour la fourniture du matériel.

lundi 31 octobre 2016

Générosité en paroles

J'aime bien ce conte parce qu'il nous met face à notre mauvaise foi. Après l'avoir lu, on se dit  que nous sommes tous (ou presque tous) un peu comme ça : généreux mais surtout en paroles ou quand ce n'est pas trop difficile...




Les deux poules


Il fait beau. L'air est parfumé des mille senteurs du marché. Djoha et son ami Salem sirotent le thé du matin à la terrasse du bistrot. Il parlent gravement des lois que tout honnête musulman doit respecter, coûte que coûte.
_ Aider son prochain, dit Djoha, voilà bien le commandement le plus sacré qui soit au monde. Comment pourrais-je vivre en paix si mon voisin manque de tout ?
_ Et que fais-tu pour lui, mon frère ?
_ Admettons que j'aie deux maisons. S'il se trouve sans feu ni lieu, je partage, ma foi l'exige.  
Salem en reste bouche ouverte. Une lueur d'admiration brille sous ses sourcils touffus.
_ Djoha, dit-il, tu ferais ça ? Tu donnerais une maison, de bon cœur, à un malheureux, sans rien demander en échange ?
Son compagnon bombe le torse.
_ Evidemment. Je le ferais. J'ai deux champs, deux chevaux, deux ânes. Tu n'en n'as pas ? Prends, mon ami. Allah le veut, donc moi aussi.
_ Alors là, vraiment, tu m'épates. Je bois le thé avec un saint ! Ainsi, n'importe qui, un mendiant de passage, frappe à ta porte, il te salue. " La paix soit sur toi, mon bon Salem, donne-moi une de tes poules. " Et toi tu lui réponds : "Sers-toi."
_ Ah non, Salem, pas une poule. Tu plaisantes, ou quoi ? Tout de même, il ne faut pas exagérer.
L'autre, l'air un peu égaré :
_ Quelque chose a dû m'échapper. Corrige-moi si je me trompe. Tu étais d'accord, à l'instant, pour offrir à ton voisin pauvre un âne, un champ, une maison, et tu refuserais de donner une poule, même maigre, à un miséreux ?
_ Un peu de jugeote, Salem ! Tu sais bien que je n'ai qu'un âne, qu'un mauvais champ, qu'une maison, mais des poules, oui, j'en ai deux. Le problème est tout différent.

Conte proposé par Henri Gougaud


dimanche 23 octobre 2016

Mystère de la vie



Le personnage d'Einstein est passionnant. Non content d'avoir bouleversé par ses découvertes scientifiques notre conception du monde, il nous a également laissé une pensée très riche et pleine d'enseignements pour notre époque. 
L'émerveillement devant les mystères de la vie, la curiosité par rapport à l'univers et à sa formation, nous sommes nombreux à les partager.
Et les découvertes de la science au XXe et XXIe siècles sont tellement étonnantes qu'elles nous interrogent nécessairement sur le mystère de la construction du monde. Ce vertige et cet étonnement se traduisent souvent dans la religion. 
Einstein en était bien conscient même s'il ne connaissait pas tous les développements que ses théories allaient susciter par la suite. Pour lui, comme pour nous, le mystère reste entier : d'où vient tant de beauté, et comment appréhender ce monde qui garde une immense part de mystère ?  Ses réflexions sur le mystère de la vie nous sont précieuses et utiles, et nous donnent à réfléchir.




Voici donc un extrait de "Comment je vois le monde" où il évoque l'idée qu'il se fait de la religion :

"J'éprouve l'émotion la plus forte devant le mystère de la vie. Ce sentiment fonde le beau et le vrai, il suscite l'art et la science. Si quelqu'un ne connaît pas cette sensation ou ne peut plus ressentir étonnement ou surprise, il est un mort vivant et ses yeux sont désormais aveugles.
Auréolée de crainte, cette réalité secrète du mystère constitue aussi la religion. Des hommes reconnaissent, alors, quelque chose d'impénétrable à leur intelligence mais connaissent les manifestations de cet ordre  suprême et de cette beauté inaltérable. Des hommes s'avouent limités dans leur esprit pour appréhender cette perfection et cette connaissance de cet aveu prend le nom de religion. Ainsi, mais seulement ainsi, je suis profondément religieux.
Tout comme ces hommes, je ne peux pas imaginer un dieu qui récompense et punit l'objet de sa création. Je ne peux pas me figurer un dieu qui réglerait sa volonté sur l'expérience de la mienne. Je ne veux pas et ne peux pas concevoir un être qui survivrait à la mort de son corps. Si de pareilles idées se développent en un esprit, je le juge faible, craintif et stupidement égoïste. Je ne me lasse pas de contempler le mystère de l'éternité de la vie et j'ai l'intuition de la construction extraordinaire de l'être.  Même si l'effort pour le comprendre reste disproportionné, je vois la raison se manifester dans la vie." Einstein (Comment je vois le monde)



Un autre scientifique d'aujourd'hui nous livre sa pensée : Trinh Xuan Thuan dans son livre : La plénitude du vide. Il nous raconte l'histoire du vide à travers les époques. Il nous dit dans un langage clair comment le vide dans l'univers a toujours été source d'interrogations. Il a d'abord été rempli par les scientifiques qui en avaient peur avec l'idée d'éther, puis vidé de sa substance mais l'idée fut abandonnée et aujourd'hui, les scientifiques l'ont à nouveau rempli de forces, de matière et d'énergie, L'univers est né du vide, son contenu est issu du vide et le vide dicte son mouvement. 
Trinh Xuan Thuan nous livre également un parallèle entre les découvertes récentes de la physique et la pensée bouddhiste. Il y trouve de nombreuses correspondances et cette lecture est passionnante pour comprendre ce lien que l'on peut faire entre la science et la pensée philosophique ou religieuse.
Il nous dit que la science comme la religion sont quête de vérité :
"Elles ne devraient pas déboucher sur une opposition irréductible, mais sur une harmonieuse complémentarité."