dimanche 15 janvier 2017

Mémoires



Comment le temps agit-il sur nous ? Nous sommes faits de mémoire, et d'oubli. Nous sommes perpétuellement en train de changer, d'évoluer, de renaître. Si nous sommes capables de nous souvenir de ce que nous avons vécu, c'est parce que ce que nous avons vécu nous a rendu autre. "Je est un autre" (Rimbaud). Nous devenons constamment autre.




Qui étais-tu, petit homme ?
Comment es-tu devenu une personne capable de penser, et si tu étais capable de penser, où tes pensées t’ont-elles mené ? Tes premières pensées, vestiges de la manière dont, petit enfant, tu vivais à l’intérieur de toi-même. Tu ne peux te souvenir que de certaines d’entre elles, bribes et morceaux isolés, brefs éclairs de reconnaissance qui surgissent en toi de manière inattendue, à certains moments, au hasard, emmenés par l’odeur de quelque chose, ou le toucher de quelque chose, ou la manière dont la lumière tombe sur quelque chose, dans le ici et maintenant de ta vie adulte. Du moins tu penses que tu peux te souvenir, tu crois que tu te souviens, mais peut-être que tu n’es pas du tout en train de te souvenir, ou que tu es seulement en train de te souvenir d’un souvenir plus tardif de ce que tu crois avoir pensé dans ces temps lointains, qui sont maintenant quasiment perdus pour toi.
La seule preuve que tu as que tes souvenirs ne sont pas complètement trompeurs, c’est le fait qu’il t’arrive encore, de  temps en temps, de retomber dans tes anciennes manières de penser. Des vestiges ont persisté jusqu’à tes soixante ans, l’animisme de ta petite enfance n’a pas été totalement chassé de ton esprit et, chaque été, alors que tu es allongé sur le dos dans l’herbe, tu lèves les yeux vers les nuages qui dérivent, et tu les regardes se transformer en visages, en oiseaux et en animaux, en Etats, en pays et en royaumes imaginaires. Les calandres des voitures te font toujours penser à des dents, et le tire-bouchon est toujours une ballerine qui danse.En dépit des apparences, tu es toujours celui que tu étais, même si tu n’es plus la même personne.
Paul Auster ( Excursions dans la zone intérieure).




Durant notre sommeil, la mémoire se met à jour et ne garde qu'une partie de ce que nous avons vécu durant la journée. Nous évoluons constamment et nos souvenirs évoluent avec nous. Nous ne sommes conscients que d'une très petite partie de ce que nous conservons ou non dans nos mémoires.
Le fonctionnement de notre mémoire est un sujet passionnant et les découvertes sur ce sujet nous en apprennent toujours un peu plus. 

Mais n'oublions pas que nous nous sommes construits sur ce que nos ancêtres nous ont légué. Un formidable terrain sur lequel nous bâtissons nos vies, tant bien que mal, jour après jour. Une mémoire dont nous n'avons pas toujours conscience.
 Nous sommes les héritiers des anciens mondes et de toutes les générations qui nous ont précédées tout autant que les héritiers du petit enfant que nous fûmes, à la fois ressemblants et en même temps irrémédiablement autres.

Nous sommes  faits de mémoire, et vivre l'instant présent c'est être conscient que nous portons toute cette histoire, qui nous fait et nous change à chaque instant.


dimanche 8 janvier 2017

Notre programme pour ce début d'année

Voilà notre programme pour ce début d'année.Nous espérons vous accueillir nombreux et vous faire plaisir avec les activités que nous vous proposons.

Nous commencerons avec une soirée étoilée d'hiver. Les ciels d'hiver sont magnifiques mais la météo n'est pas toujours propice. Nous prévoyons donc trois dates en espérant que l'une d'elles nous sera favorable. Si vous êtes intéressé, il suffit de vous inscrire et nous vous contacterons quelques jours avant la date retenue pour confirmer votre participation. Nous sommes partis sur le 20 janvier, le 10 février ou le 24 mars. Si vous êtes inscrits, il faudra donc surveiller votre boîte mail.




Nous avons aussi reçu de nombreux livres en cadeau pour enrichir notre bibliothèque. Nous les mettons à disposition petit à petit et la bibliothèque s'enrichit un peu plus tous les mois. Vous pouvez toujours consulter les catalogues sur le site du centre d'astrologie sur cette page :

Il faut bien sûr être adhérent à l'association pour bénéficier de l'accès à la bibliothèque et déposer un chèque de caution qui vous sera rendu en fin d'année.




Nous aurons également comme au trimestre dernier une animation astronomie avec Julie Toujan. Elle nous aidera à monter une carte du ciel et nous guidera dans l'exploration du logiciel Stellarium qui offre des possibilités très intéressantes d'observation du ciel en tous lieux et pour toutes les dates. Cette exploration du ciel est une ouverture sur la connaissance de l'astronomie et de l'astrologie. Ce sera le 23 mars de 20h00 à 21h00.






Nous aurons également un atelier d'astrologie passionnant : il sera interactif et nous y parlerons d'astro-psychogénéalogie avec Sylvie Lafuente Sampietro. 
Lors de cet atelier, Sylvie Lafuente Sampietro nous guidera pour découvrir dans notre thème astrologique les injonctions en provenance de notre famille et de nos ancêtres.
De quel terreau se nourrissent nos racines et que perpétuons-nous de notre lignée ?
Nous verrons comment les structures familiales, issues des archétypes collectifs, conditionnent notre vécu du couple et de la famille. Nous découvrirons les organisations familiales liées à Pluton, Neptune et Uranus et comment les conscientiser et les transformer.
Cet atelier est ouvert à tous publics. 
Si vous connaissez déjà l'astrologie, prenez votre thème natal avec vous. Autrement, merci de nous transmettre votre date, heure et lieu de naissance ( avec N° de département) au moment de l'inscription (coût du montage du thème : 2 €)
Le nombre de places est limité, à 35 personnes maximum. Il vaut donc mieux réserver.  

Les tarifs : 30 € et 25 € pour les adhérents Altaïr. Nous organisons cet atelier au local d'astrologie : 1,rue Expilly 38 000 Grenoble.


Et enfin, nous bénéficierons jusqu'à la fin du mois de mars de l'exposition de peintures de Claire Boulnois au local. Si vous n'avez pas encore eu l'occasion de la voir, c'est le moment d'en profiter.

Nous avons toujours pour  ligne directrice de découvrir, de partager de belles choses et de beaux moments et surtout de nous émerveiller devant tout ce que la vie peut à nous offrir. 

"S'émerveiller devant la vie, s'émerveiller devant la mort, s'émerveiller devant toutes les naissances et la perpétuelle nouveauté; tout devient fil de soie pour tisser la trame d'une existence constamment émerveillée." Marie-Madeleine Davy


dimanche 1 janvier 2017

Dans mon pays



Toute l'équipe d'Altaïr se joint à moi pour vous souhaiter une très belle année 2017.
Nous avons essayé de vous préparer un programme qui vous plaira.
Mais pour commencer, voici un poème qui parle du pays de la poésie, le monde que nous pouvons rejoindre, si nous le voulons.



"Dans mon pays, les tendres preuves du printemps
et les oiseaux mal habillés sont préférés aux buts lointains.
La vérité attend l'aurore à côté d'une bougie.
le verre de fenêtre est négligé. Qu'importe à l'attentif.
Dans mon pays, on ne questionne pas un homme ému.
il n't a pas d'ombre maligne sur la barque chavirée.
Bonjour à peine, est inconnu dans mon pays.
On n'emprunte que ce qui peut se rendre augmenté.
Il y a des feuilles, beaucoup de feuilles
sur les arbres de mon pays.
Les branches sont libres de n'avoir pas de fruits.
On ne croit pas à la bonne foi du vainqueur.
Dans mon pays, on remercie."

René Char ( Les matinaux)


La poésie fait l'épreuve de la vérité. Elle est comme la lumière d'une bougie , ô combien fragile, et qui pourtant suffit à garder notre cœur ouvert dans la nuit. Tel est bien le grand secret : dans la nuit, la lumière de la vérité, même si nous la remarquons à peine, garde néanmoins le jour. (Fabrice Midal).

Merveilleux pays que celui-là ! Puissions-nous être nombreux à le rejoindre...



Vous trouverez notre programme dans mon prochain post et sur notre site. 

jeudi 22 décembre 2016

Noël et le solstice



Solstice d'hiver : les jours sont courts, il fait sombre. Mais voilà que tout bascule : c'en est terminé des nuits qui n'en finissent pas, le jour va à nouveau gagner du terrain.
Le solstice annonce un renouveau, un redémarrage. Avec l'hiver, c'est aussi la promesse de la renaissance de la nature, de l'espérance.
Et Noël en est la célébration.




"En effet Noël est un double moment — la fête de la lumière et la fête de l'espérance.
C'est le moment où les jours sont les plus courts, où la nuit gagne sur la lumière. C'est pour chacun de nous une épreuve profonde. Nous entrons en contact avec ce qui en nous s'affaiblit, s'obscurcit et doit s'effacer.
Et dans le même temps, cette épreuve est portée par une espérance profonde : la lumière va revenir." (Fabrice Midal)


C'est donc bien le moment du bilan avant ce retour de la lumière qui nourrira nos nouveaux projets et notre force de vie.
Les cadeaux que nous échangeons sont bien sûr aussi un renouvellement de l'affirmation de l'amour que nous portons à ceux que nous aimons. Il suffit souvent d'un mot pour que la lumière arrive.



Je vous souhaite donc un joyeux Noël, tout autant qu'un joyeux solstice !



dimanche 18 décembre 2016

L'année 2017

L'objectif de la conférence d'astrologie mondiale est de nous faire prendre du recul par rapport à toutes les informations qui nous parviennent à chaque instant du monde. Nous sommes pris dans de grands mouvements de l'inconscient collectif auxquels notre conscience n'a pas accès. Et  nous sommes des vagues, ballottées souvent inconsciemment sur cet océan. Sylvie Lafuente Sampietro nous explique qu'en y mettant la conscience, nous ne serons plus ballottés aveuglément et nous pourrons contribuer au bon déroulement de ces grands mouvements.


Jupiter

Je reprends ici très succinctement quelques moments importants de la conférence pour mettre l'accent sur la cohérence des cycles avec l'histoire que nous vivons. La conférence est beaucoup plus riche et mérite d'être écoutée. Sylvie Lafuente Sampietro est toujours très claire et son propos structuré est parfaitement compréhensible. Rappelons aussi que son travail est une synthèse de recherches depuis de nombreuses années dans le domaine de l'astrologie mondiale et que tout ce qu'elle nous présente est étayé par une technique astrologique très pointue. 

Saturne

Les planètes lentes qui sont étudiées en astrologie mondiale suivent des cycles dont chacun correspond à une révolution autour de la terre. Et puisqu'elles ne vont pas à la même vitesse, ces planètes forment entre elles, vu de la terre des angles dans le ciel qui évoluent au cours du temps. Ces cycles se répètent de la même manière et souvent l'étude des cycles précédents nous aide à comprendre ceux que nous vivons.
Les relations que les planètes entretiennent entre elles nous influencent et donnent des colorations aux moments que nous vivons. Il est très intéressant de suivre la traduction des cycles des planètes entre elles dans le monde mais aussi dans nos vies : c'est un autre objectif de la conférence d'astrologie mondiale, durant laquelle Sylvie Lafuente Sampietro reprend quelques cycles significatifs de l'année en nous indiquant le moment que nous traversons pour chacun. Nous obtenons ainsi une compréhension du monde avec le recul nécessaire pour remettre les événements dans un contexte de temps et d'espace.


Uranus

Cette année, elle a mis l'accent sur quatre cycles qui forment des angles  remarquables.

Tout d'abord, le cycle de Jupiter et Saturne : ce cycle concerne beaucoup l'Europe. Après une année 2016 durant laquelle une crise de conscience et de réorientation a secoué l'Europe, nous devrions avoir, à partir de mi-2017, un temps de recherche de solutions, de mise en place de construction.
Pour nous, individuellement, nous pouvons réfléchir à nos missions, à l'avenir que nous voulons construire. Nous sommes revenus en 2016 au cœur de nos projets individuels, et en 2017, nous pourrons chercher des solutions pour préparer l'avenir. Rappelons-nous : 2016 nous demandait de réfléchir et de nous réorienter, ce que nous constatons bien en cette fin d'année.

Jupiter et Pluton seront en tension en 2017. Ce cycle, lié à la montée du terrorisme, des pouvoirs dictatoriaux et ploutocratiques ( gouvernement par la richesse) et aux pouvoirs cachés, devrait nous demander de nous réorienter par rapport à l'amplification de la haine et à ces pouvoirs cachés. Nous devrions prendre de nouvelles formes pour les comprendre et mettre la conscience sur leurs enjeux. La question de la violence est latente et la lucidité sera importante pour mettre en place des projets construits en prenant en compte la réalité et l'histoire.

Pluton

Le cycle de Saturne avec Uranus va nous proposer une phase d'ouverture et de compréhension. L'intégration politique et sociale de la liberté individuelle et de la libre circulation des informations sont au cœur des sujets de ce cycle. Nous pouvons structurer de façon plus harmonieuse l'instabilité du monde. Ce moment, lié à la structure libérale, va tomber pendant les élections en France et aussi en Allemagne. Il nous faudra trouver des régulations, harmoniser les structures sociales.
Nous pourrons individuellement nous poser la question de notre vision de la société et voir vers quoi nous voulons aller. Il sera temps de développer un esprit cohérent pour sauvegarder notre éthique.

Le dernier cycle abordé concerne Neptune et Uranus. ce cycle a débuté en 1993 et dure 172 ans. Nous en sommes donc au début. Il marque l'instauration d'un nouvel ordre mondial qui doit être inventé. Une nouvelle dimension spirituelle et politique devrait s'installer. Le mot clé du moment actuel est l'émergence. Nous allons commencer à voir pointer de l'innovation. Mais c'est un moment très fragile car beaucoup de forces du cycle passé résistent et les forces de résistance sont à l’affût. Un nouveau monde émerge comme à chaque cycle de ces deux planètes. Ce temps est propice à de nouvelles visions idéologiques. 
C'est aussi un  temps fort pour notre civilisation avec la remise en cause du modèle patriarcal.

Neptune

Pour résumer notre année de façon très rapide, nous aurons en 2017 l'occasion de rechercher et de mettre en place des solutions pour l'avenir (en particulier pour l'Europe), de prendre du recul et de nous réorienter par rapport à la violence. Nous démarrerons une phase d'ouverture et de compréhension pour structurer de façon plus harmonieuse l'instabilité du monde et nous pourrons commencer à faire émerger de nouvelles solutions pour l'organisation mondiale, de nouvelles visions idéologiques. L'émergence de nouvelles visions pourrait donc bien être présente, mais surtout durant la deuxième partie de l'année. "Soyons le changement que nous voulons voir dans le monde", cette phrase prononcée par Gandhi, sera donc vraiment d'actualité.

Je vous rappelle que Sylvie Lafuente Sampietro donnera à nouveau cette conférence le 7 janvier 2017 à Paris et que vous pouvez louer l'enregistrement de la conférence en étant membre de l'association Altaïr

dimanche 11 décembre 2016

Devenir meilleur

Nous reparlerons bientôt de la conférence d'astrologie mondiale de vendredi, qui nous a permis de prendre du recul. Car souvent, nous ne percevons pas la cohérence de ce monde connecté en permanence. Voici donc en attendant une histoire qui résonne comme un conte de Noël, racontée par Henri Gougaud. Avec des tableaux de Kandinsky, en écho à la belle exposition de ce peintre à Grenoble.



"Rabbi Melech était une merveille d'homme. Enfantin mais grand érudit, saint guérisseur sans le savoir, il n'avait d'or que sa parole et son cœur jamais épuisé. Il s'en fut un jour en visite dans un des bourgs polonais gelés l'hiver, pluvieux l'été, où la vie ne va qu'à grand-peine par les ruelles embourbées. Il fut pour tous comme un soleil, ranimant les regards éteints, réchauffant les âmes sans rêves et redressant les dos courbés sous des fardeaux décourageants. Jusqu'au soir il fit de son mieux. Au crépuscule, sur la place, il dit au revoir à ces gens, puis il grimpa dans sa voiture.
_ En route, cocher !
Il partit.



Or, comme il allait cahotant le long des maisons sans lumière, passant le nez dehors pour un dernier salut, que vit-il ?
Les hommes, les femmes, les enfants même du village qui trottinaient derrière lui. Quand ils virent sa vieille tête toute pâlotte à la portière ils agitèrent haut les mains, firent tournoyer leurs écharpes. Rabbi Melech s'en étonna.
_ Cocher, dit-il, où vont ces gens ? Les as-tu vus ? Ils nous poursuivent !
_ En effet, lui répondit l'autre du haut de son siège venteux. Ils s'en vont avec vous, rabbi, ils ne veulent plus vous quitter !
_ Allons, tu plaisantes, bonhomme !
_ Pas du tout, rabbi, pas du tout ! Ils désirent, à ce qu'ils m'ont dit, entendre encore vos paroles, devenir meilleurs qu'ils ne sont !
_ Devenir meilleur ? Belle idée. J'ai moi aussi cette espérance. Je vais donc trotter avec eux. Arrête, cocher, je descends !
Rabbi Melech mit pied à terre et se joignit aux villageois. La voiture s'en alla vide, elle devant et tous derrière, sur la plaine où tombait la nuit.



dimanche 4 décembre 2016

Combat spirituel



Reprenant quelques extraits d'une  l'émission "Les racines du ciel" consacrée à Jacqueline Kelen, j'ai trouvé ses propos sur le combat spirituel très éclairants sur le monde d'aujourd'hui et sur la spiritualité.

"Il me semble que de nos jours le combat spirituel est aussi un combat contre les puissances ténébreuses, qui ne sont pas des petits démons ni le diable aux pieds fourchus, mais des forces de désespoir, des forces de désertion, des forces d'inertie", nous dit-elle.




A quoi Leili Anvar lui répond :
"Cela me rappelle qu'en islam, on appelle le grand jihâd, la grande guerre sainte qui est le combat contre les passions, un combat de chevaliers de la foi contre eux-mêmes. Cela me fait penser aussi au poète mystique Kabîr, un nom qui signifie "le grand", qui a écrit au XVIe siècle et dont la vie se perd un peu dans la légende. Il était certainement d'une caste hindoue, shivaïste, mais s'est probablement converti à l'islam. Il tient en lui toute cette spiritualité mélangée de l'Inde, entre islam et courants hindouistes, qu'il vivait de manière pacifiée en combattant pour la tolérance :


Où est la nuit quand le soleil brille ?
S'il fait nuit, c'est que le soleil a retiré sa lumière.
Là où il y a connaissance, l'ignorance peut-elle demeurer ?
Et s'il y a ignorance, la connaissance doit périr.
S'il y a luxure, comment y aurait-il Amour ?
Où est l'Amour, il n'y a pas de luxure.
Saisis ton épée et vas à la bataille.
Combats, ô mon frère , tant que durera ta vie.

L'humanité partage ce sentiment que la spiritualité est un progrès, un travail et un combat de chaque jour pour essayer de s'améliorer, de se transcender, de se dépasser et de donner le meilleur de ce que l'être humain peut donner", nous dit encore Leili Anvar.




Et j'ai fait le lien avec des paroles de Frédéric Lenoir à propos d'Edgar Morin et son idée de patrie mondiale.
Edgar Morin cite la Marseillaise, et ses couplets peu connus. On y retrouve une aspiration universelle vers la liberté qui ne se réalise pas sans un combat long et un  travail de tous les instants.

La France que l'Europe admire
A conquis la liberté
Et chaque citoyen respire
Sous les lois de l'Egalité;
Un jour son image chérie
S'étendra sur tout l'univers.
Peuples, vous briserez vos fers
Et vous aurez une patrie !

La Marseillaise a une portée universaliste et la Patrie mentionnée ici rappelle la patrie mondiale dont parle Edgar Morin, qui se fera avec un esprit révolutionnaire, un esprit de liberté et d'égalité. La République française est depuis ses fondements marquée par cette aspiration universaliste et il serait complètement erroné de vouloir se replier sur soi au nom d'une "France éternelle" comme on l'entend souvent dans les discours d'extrême-droite. Ce serait tourner le dos à ce qu'est la tradition française qui aspire au contraire à ce qu'un certain modèle d'égalité et de fraternité se répande dans le monde entier et continue d'avoir une voix, une influence universelle.




Les deux combats se rejoignent, me semble-t-il, dans une haute idée de ce que nous pouvons être et de ce que nos idéaux communs peuvent porter.