dimanche 25 septembre 2016

Un grand festin de musique avec les étoiles


Le 7 octobre, nous vous vous invitons à venir nous rejoindre pour le spectacle d'Alain Lafuente et Jean-Philippe Seunevel : Festin impromptu entre terre et ciel.
Il n'est pas facile de raconter ce qui nous attend autour de ce "festin", aussi vais-je vous inviter à relire ce que j'avais écrit à la suite de leur précédent spectacle il y a 3 ans, je crois que c'est la meilleure façon de vous donner l'envie de venir les écouter et les voir évoquer les planètes !




"Jeudi soir, nous étions réunis par la curiosité : qu'était-ce donc que ce "festin impromptu entre ciel et terre"?
Certains d'entre nous avaient déjà goûté de ce festin un peu spécial, et nous avaient donné envie de le partager. Un spectacle impossible à décrire, donc très original, nous avions aimé l'idée.
Et donc nous étions là, puisque nous voulions nous aussi connaître les délices du festin !
Alain et Jean-Philippe avaient installé tout leur matériel, un impressionnant ensemble de percussions, cymbales, caisses claires, le tam-tam chinois et tous ses accessoires, les clochettes, le sanza, le cajon, la shruttibox, le carillon, le cruchon et j'en oublie : leur nom et leur présence est déjà tout un voyage.





Et nous recevions chacun un menu : nous allions pouvoir choisir les plats de la fête ! 
Voici un petit aperçu de ce qui nous était proposé :
Apéritif maison : Caressé de cruchon au coulis de Vénus
Entrée : Jupiter de tambour avec son nappé de shruttibox.
Curieux de savoir ce que tout cela donnerait, nous voulions tout : difficile de choisir !
Nos musiciens avaient l'air tellement heureux de partager ce moment avec nous que nous étions conquis.
Simplicité d'être et joie de communiquer, voilà ce que j'ai ressenti.






Puis la musique a débuté. 
Les percussions forment une trame sur laquelle la voix vient se poser, ce chant vital qui semble sorti de toutes nos traditions humaines, tant il exprime l'humanité. L'improvisation permet les surprises, et la complicité entre nos deux musiciens est pleine de charme.
Des musiques joyeuses, pleines de force, méditatives ou  solaires avec une énergie communicative.
De bien beaux moments sonores, pendant lesquels nous sommes emportés. Et lorsqu'on se repositionne dans la réalité, on se pose la question : mais quel est cet instrument qui nous offre de tels sons ?
Et comme les musiciens nous ont offert la grâce de faire référence aux planètes, si chères à nos cœurs épris d'astrologie, nous nous laissons bercer par l'énergie juste qu'exprime chaque évocation.
Nous en voudrions plus, mais les desserts passés, les surprises offertes, il était temps de se retrouver autour d'un verre pour partager nos émotions. Nous aurions voulu exprimer pour ceux qui ne sont pas venus ce que nous avons ressenti, leur expliquer pourquoi ce spectacle nous a enchantés, mais c'est impossible.
Arnaud nous a dit : "Il suffira qu'ils voient la lumière dans nos yeux et ils voudront venir."
C'est la meilleure raison que je puisse vous donner de venir assister au festin d'Alain et Jean-Philippe si vous en avez l'occasion."




Alain Lafuente, percussionniste, crée des musiques pour le théâtre, la danse et la peinture. Il est passionné par le spectacle vivant et l’impact des sons, des vibrations sur les énergies. 


Jean-Philippe Seunevel, chanteur, parcourt  un chemin qu’il nomme chant vital, art du chant spontané. Il laisse le chant naître, le traverser à partir du souffle et  nous le transmet (http://jean-philippe-seunevel.tumblr.com/).


Je ne puis donc que vous conseiller cette soirée, vous aurez compris que nous nous réjouissons de revivre un nouveau moment  de bonheur avec Alain et Jean-Philippe. Et grâce à l'improvisation, nous vivrons nécessairement d'autres émotions ( mais comment oublier le moment que nous avions vécu avec Neptune ? ). 
Vous pouvez réserver votre place sur notre messagerie : assoc.altair@gmail.com

dimanche 18 septembre 2016

L'harmonie et la rencontre

Un peu de pensée chinoise pour nous accompagner vers l'harmonie.. Cette harmonie que nous avons du mal à percevoir dans le monde d'aujourd'hui mais que nous pouvons rechercher en nous-mêmes.
Encore une fois, j'ai fait appel à François Cheng, qui sait nous parler de sa Chine d'origine, lui qui vit en France depuis si longtemps.




"L’épanouissement d’une fleur, le coucher du soleil ou le ciel étoilé permettent, un instant, de se trouver en accord avec le monde. La reconnaissance de la splendeur du monde nous renvoie à notre propre unité intérieure. L’univers a beau être très vieux, c’est pour chacun toujours « la première fois, l’unique fois ». [...] « Nous ne possédons pas la durée, mais nous vivons l’instant, qui est le vrai mode d’être de la beauté." François Cheng dans l'émission A voix nue




Le charme du poème que voici opère à chaque fois que je le relis. François Cheng le propose dans son livre : "Et le souffle devient signe". 
Au milieu de l’âge, épris de la Voie.

Sous le Chung-nan, j’ai choisi mon logis.
Quand le désir me prend, seul je m’y rends :
Seul aussi à jouir d’ineffables vues…

Marcher jusqu’au lieu où tarit la source,
Et attendre, assis, que se lèvent les nuages.
Parfois, errant, je rencontre un ermite :
On parle, on rit, sans souci du retour.
Wang Wei 

En commentaire de ce poème, François Cheng écrit :

"Le poète marche jusqu'à la pointe de lui-même, au lieu où tarit la source, là où l'homme se dépouille de la préoccupation de paraître, de la possession ou de l'ambition, pour atteindre son être profond. Simplement heureux d'être lui-même, il attend la montée des nuages. Ce n'est pas une image bucolique, mais une quête spirituelle. Les nuages révèlent, pour un chinois, la loi du Souffle : l'eau s'évapore du fleuve, se condense dans le ciel et retombe en pluies qui réalimentent le courant. Son cycle, qui relie la terre et le ciel, est le signe que le mouvement universel est circulaire. C'est au terme d'une transformation de soi et de cette initiation à "l'ouvert" de la Vie que le miracle de la rencontre humaine peut advenir : un échange désintéressé et tendu vers le haut. Le dernier vers évoque l'éblouissement de la vraie rencontre, qui transcende le temps. Ce qui naît entre les êtres engendre un nouvel espace ou l'aller et le retour sont synonymes de l'infini."




dimanche 11 septembre 2016

Peut-on devenir immortel ?

L'épopée de Gilgamesh a été racontée il y a plus de quatre mille ans sur des tablettes d'argile et avant de la découvrir, il a fallu déchiffrer cette écriture cunéiforme de la Mésopotamie ancienne.
Mais l'écriture permet au langage de voyager en silence à travers l'espace et à travers le temps. Et les merveilleuses aventures de Gilgamesh, ont fini par nous être connues.
L'épopée est magnifique et plonge le lecteur au sein de la cité antique d'Uruk puis à la suite de Gilgamesh dans toutes sortes d'aventures.
Je ne retranscris ici qu'un résumé de ses aventures à la recherche de l'immortalité, raconté par   Liz Greene et Juliet Sharlman-Burke dans Voyage au cœur des mythes.




Gilgamesh et l'arbre de vie

"Le jeune Gilgamesh et son ami Enkidu livrent de nombreuses et âpres batailles contre des monstres et des démons, mais en reviennent toujours victorieux. Seulement, Enkidu s'attire un jour les foudres de la grande déesse Ishtar, qui persuade les autres dieux qu'Enkidu doit mourir. Quand Gilgamesh découvre la mort aussi inattendue qu'injuste du plus courageux et du plus aimé de ses camarades, le héros en est profondément affligé. Il pleure non seulement parce qu'il a perdu un ami, mais aussi parce que le décès d'Enkidu lui rappelle que lui aussi est mortel et mourra un jour.
Etant un héros, Gilgamesh ne peut se contenter de méditer sur la destinée ultime de toute l'humanité et décide de partir en quête de l'immortalité. Il sait que son ancêtre Uta-Napishtim, le survivant du grand déluge envoyé par les dieux pour punir l'humanité, fut la seule créature terrestre à avoir jamais atteint l'immortalité. Ainsi est-il déterminé à le retrouver et à apprendre de lui les secrets de la vie et de la mort.
Au début de son périple, il se rend au pied d'une grande chaîne de montagnes gardées par un homme-scorpion et son épouse. L'homme-scorpion dit à Gilgamesh qu'aucun mortel n'a jamais traversé les montagnes et bravé leurs dangers. Mais le jeune intrépide lui explique le but de sa quête et, plein d'admiration, l'homme-scorpion le laisse passer. Gilgamesh parcourt douze lieues dans l'obscurité et, finalement, il arrive à la demeure du dieu soleil. Celui-ci le prévient que sa quête est vaine, mais rien ni personne ne saurait dissuader Gilgamesh de poursuivre sa route.
Enfin, il arrive sur les rivages de la mer des eaux de la mort. Là, il rencontre une gardienne, une femme avec un pichet de bière, qui, comme l'homme-scorpion et le dieu soleil, entreprend de le  détourner de son entreprise. Siduri, la cabaretière des dieux, lui rappelle que la vie doit être savourée telle qu'elle est :
"Gilgamesh, où donc erres-tu ?
Cette vie sans fin que tu cherches,
Tu ne la trouveras pas.
Quand les dieux ont créé les êtres humains,
Ils leur affectèrent la mort,
Se réservant à eux seuls le secret de la vie.
Remplis-toi la panse, Gilgamesh,
Fais de chaque jour une fête,
Jour et nuit, danse et amuse-toi.
Sois toujours propre, de corps et de vêtements,
Regarde avec tendresse l'enfant qui et tient la main,
Que ton épouse se réjouisse de ta présence,
Car telle est la tâche de l'humanité."




Mais Gilgamesh ne peut oublier Enkidu ou sa propre fin probable. Il pousse donc plus loin encore pour atteindre le terme de son périple. Près du rivage, il rencontre le vieux batelier qui a jadis, été le nocher du bateau d'Uta-Napishtim quand le grand déluge a détruit la majeure partie du monde et il lui ordonne de le conduire sur les eaux de la mort. Mais le batelier lui dit de se construire un bateau lui-même et de ne jamais toucher une goutte des eaux de la mort tandis qu'il ramera sur la mer. Gilgamesh fait comme il lui est dit et, finalement, il arrive sur l'île où habite le survivant du grand déluge.
Mais Uta-Napishtim ne répète au héros que ce que les autres lui ont déjà dit : les dieux ont décrété que l'immortalité leur était réservée et que la mort était le le lot de l'humanité. Abandonnant enfin  tout espoir, Gilgamesh s'apprête à repartir quand Uta-Napishtim prend pitié de lui. Il lui parle d'un arbre secret qui pousse au fond de la mer et qui a le pouvoir de rajeunir le vieillard. Gilgamesh rame jusqu'au milieu de la mer. Parvenu là, il plonge dans les eaux de la mort et trouve l'arbre. Il remonte une branche dans son bateau, regagne sain et sauf le rivage et entreprend de retourner chez lui avec son trésor bien dissimulé au fond de son sac. Pendant le voyage du retour, il s'arrête près d'une source d'eau fraîche pour se baigner et changer de vêtements. Mais un serpent qui rôde dans le coin sent la fragrance céleste de l'arbre d'immortalité et s'empare de la branche dont il mange les feuilles. C'est pour cette raison que le serpent est capable de se régénérer en changeant de peau.
Désespéré, Gilgameh le héros s'agenouille près de la source, plonge son visage dans ses mains et pleure. Il comprend maintenant que ce qui lui a été dit est vrai : même le plus puissant et le plus courageux des héros est humain et doit apprendre à vivre avec joie dans l'instant présent en acceptant sa fin inéluctable."



Gilgamesh n'a pas atteint l'immortalité mais en quelque sorte, en restant dans les mémoires grâce au merveilleux texte qui retrace sa vie, il a réussi à obtenir une vie sans fin...

dimanche 4 septembre 2016

Automne riche



Voici l'automne et le moment de feuilleter le programme de notre association jusqu'à la fin de l'année.
Cette fin d'année s'annonce riche d'activités et d'événements qui nous tiennent à cœur et que nous avons beaucoup de plaisir à vous présenter.



Dès le début septembre,  vous pourrez découvrir au centre d'astrologie les tableaux de Claire Boulnois. Elle a travaillé sur le thème de l'astrologie et ses œuvres évocatrices et poétiques sur les planètes et les signes du zodiaque sont parfaitement mises en valeur dans le local.
Claire nous dit que depuis une vingtaine d'années, elle s'exprime par les couleurs et l'utilisation de  matières diverses. Elle a créé les tableaux de cette exposition dans son ressenti des planètes et des signes du zodiaque à travers l'intégration des cours d'astrologie.
Les tableaux de Claire seront exposés jusqu'en mars 2017. Le vernissage de l'exposition est organisé le 30 septembre à partir de 19h00.



Le 7 octobre, nous retrouverons Alain Lafuente et Jean-Philippe Seunevel pour un spectacle de percussions et chant vital. Ce "festin impromptu entre terre et Ciel " nous conduira, à travers un menu très spécial vers la découverte des planètes. Ils nous avaient déjà émerveillés il y a trois ans avec leur festin, ne manquez pas ce très beau moment ! Leur synergie d'improvisation fait merveille pour nous faire ressentir les énergies des planètes !
Participation libre au chapeau



A la suite de quelques déboires météorologiques, nous n'avions pas pu au printemps, réaliser les soirées étoilées que nous avions prévues. Nous tentons donc une nouvelle approche : si vous êtes intéressé  par une soirée étoilée d'automne, inscrivez-vous sur le mail de l'association ( assoc.altair@gmail.com) et lorsque la météo paraîtra favorable, nous lancerons une semaine avant le rendez-vous avec les étoiles.
Inscrivez-vous donc pour être prévenu de l'organisation de la soirée. Vous êtes libres ensuite de venir partager la soirée avec nous si le moment vous convient !
Participation libre au chapeau



Et comme nous avons souvent des difficultés à nous y retrouver dans le ciel nocturne, nous vous proposons une animation astronomie pour vous permettre de construire vous-mêmes votre carte du ciel, que vous pourrez ensuite utiliser tout au long  de l'année. Vous repérer parmi les étoiles deviendra beaucoup plus facile !
Cet atelier d'une durée d'une heure vous est proposé le 24 novembre à 20h00. Il sera animé par Julie Toujan au local d'astrologie.
Participation : 6 € pour la fourniture du matériel.



Nous terminerons l'année avec la conférence d'astrologie mondiale, le grand moment de chaque fin d'année. Comme à son habitude, Sylvie Lafuente Sampietro nous entraînera sur les chemins de l'année à venir. L'astrologie mondiale nous permet de décrypter les mouvements du monde avec beaucoup de pertinence et d'en comprendre les différents cycles. L'année 2017 semble  porteuse de nouvelles visions comme l'indique le titre de la conférence : "Émergence de nouvelles visions".
Sylvie Lafuente Sampietro nous la présente ainsi :
"Cette conférence a pour objectif de vous permettre de mieux comprendre la mutation du monde et de nos sociétés à travers une prise de recul sur l’actualité et une compréhension des cycles que l’humanité vit. Elle est un apport personnel pour la gestion de votre année 2017, elle vous donnera des clefs pour saisir ce qui se passe dans votre vie et une prise de conscience des cycles qui sont à l’œuvre. 
Comment donner sens à la violence ? Comment lâcher le passé pour s’ouvrir au futur ? Comment être à l’écoute du nouveau monde qui émerge ?  Que nous faut-il saisir pour vivre au mieux dans ce vaste monde ?

Après les caps difficiles de ces dernières années, 2017 nous ouvre des perspectives novatrices. La question de la gestion de la violence sera au cœur de nos réflexions (carré D Pluton/Jupiter) et des décisions d’orientation seront à prendre. Ce temps sera propice pour trouver des régulations à l’instabilité financière, politique et sociale et être inspiré pour harmoniser structuration et liberté (trigone D Uranus/Saturne). Nous verrons éclore le fruit d’une gestation qui a lieu depuis 1993 (conjonction Neptune/Uranus). Il s’agit d’une nouvelle vision politique, peut-être encore de l’ordre de l’utopie, mais qui pourrait nous amener à trouver un nouveau paradigme pour unifier l’idéal communautaire et la liberté individuelle, la collectivité et la créativité, le sentiment de communion et la vision du libre penseur. Ce temps du demi-carré croissant permet une émergence, il s’agit pour chacun d’oser aller de l’avant sans certitude et de se laisser explorer de nouveaux chemins. 
Venez découvrir les enjeux de cette année 2017 pour pouvoir gérer vos décisions de vie en accord avec le rythme du cosmos. "
La conférence est prévue le 9 décembre à 20h30 à la Maison du tourisme de Grenoble
Entrée : 8 € pour les adhérents à l'association, 12 € pour les non adhérents.



Nous espérons que ce programme vous donnera l'envie de nous rejoindre et de partager ces beaux moments. Nous avons eu beaucoup de plaisir à le préparer, nous vous attendons pour le vivre ensemble.
L'équipe Altaïr


dimanche 28 août 2016

Fin d'été zen

Après cet été où la méditation m'a accompagnée sous diverses formes ( pratique, discussions, lectures), voici quelques phrases pour prolonger ces moments et peut-être aussi un peu l'été...




Maître Dogen vécut au XIIIe siècle au Japon et fut un maître zen renommé. Selon lui, la pratique du zazen consiste à seulement s'asseoir dans une posture exacte sans rechercher quoi que ce soit, en laissant passer les pensées comme des nuages dans le ciel.

"Les éveillés ainsi venus possèdent tous un art subtil, suprême et infabriqué pour transmettre directement le merveilleux dharma et réaliser l'éveil suprême. S'il est trans mis sans altération d'un éveillé à un autre, c'est qu'il a pour norme le samadhi ou recueillement, que l'on expérimente par soi-même. Pour s'ébattre dans ce samadhi, l'assise droite dans la pratique du zen est la véritable porte d'entrée.   :Maître Dogen 




Pour continuer avec le zazen, un roman écrit par Ruth Ozeki : En même temps toute la terre et tout le ciel évoque le zazen avec beaucoup de simplicité et nous montre les simples bienfaits qu'il peut apporter aux personnes ordinaires, celles qui n'ont pas atteint l'eveil ou sont sur la voie. L'histoire se passe au Japon et nous suivons une jeune fille, Nao, à travers des cahiers apportés par la mer jusqu'au Canada et découverts par une romancière. Vie très difficile que celle de cette jeune fille : un père suicidaire, une mère renfermée, elle se fait harceler à l'école. Heureusement, elle a sa grand-mère Jiko, une nonne bouddhiste zen, qui l'aidera à vivre. L'écriture simple et pleine d'énergie nous conduit sur les chemins de la beauté de la vie dans ce petit temple bouddhiste. Je reproduis ici ce paragraphe sur la pratique du zazen, mais le sujet du livre est beaucoup plus vaste.




La pratique du zazen (Ruth Ozeki - En même temps toute la terre et tout le ciel)

Pour commencer, vous devez vous asseoir. Si l'on veut respecter la tradition, il faut s'asseoir sur un zafu, par terre, en tailleur, mais vous pouvez rester sur une chaise si vous préférez. L'important, c'est de vous tenir droit et de ne pas prendre appui sur quoi que ce soit.

Maintenant, placez vos mains sur vos cuisses de manière à ce que le dos de votre main gauche repose sur la paume de votre main droite et que l’extrémité de vos pouces se rejoigne pour former un petit cercle. Le point de rencontre de vos pouces doit se situer au niveau de votre nombril. Jiko  dit que cette position des mains s'appelle hokkai-jo-in, et qu'elle symbolise l'ensemble de l'univers cosmique que vous tenez comme un œuf bien rond.
Ensuite, détendez-vous, ne bougez plus. Concentrez-vous sur votre respiration, mais sans forcer. Il ne s'agit pas de réfléchir à la manière dont il faut respirer, mais pas non plus de ne pas réfléchir. Un peu comme quand vous êtes assis sur la plage et que vous regardez les vagues glisser sur le sable ou des enfants qui jouent au loin. Vous avez conscience de tout ce qui se passe, à la fois à l'intérieur et à l'extérieur de vous, et parmi ces choses-là, il y a votre respiration. Voilà, vous y êtes presque."
Puis elle nous explique comment compter nos respirations, et qu'il convient de recommencer inlassablement chaque jour.

Le bouddhisme zen ne parait pas toujours aisé à comprendre, en particulier pour nous, êtres ordinaires Ce qui est promis aux êtres extraordinaires est au-delà des simples bienfaits de la méditation :

"Les êtres ordinaires regardent l'extérieur, les adeptes de la voie se tournent vers l'intérieur, mais le vrai dharma est au-delà. Les hommes ont peur de lâcher  leurs pensées, craignant de tomber dans le Vide avec rien où s'accrocher pour arrêter leur chute. Ils ne savent pas que le Vide n'est pas réellement vide mais qu'il est le royaume du Bouddha !"

Huang-Po




Et pour finir et relativiser, ne cherchons pas trop loin lorsque nous méditons, nous ne sommes pas, pour la plupart d'entre nous, des moines et des nonnes zen :

S'il suffisait de rester assis en méditation

Pour obtenir l'Eveil
Il y a longtemps que les grenouilles
Seraient illuminées !
Proverbe zen

Nous ne savons plus habiter le présent, nous dit Fabrice Midal. La méditation nous aide à voir le mystère de ce qui est là. Le mystère d’être assis, le mystère de boire un verre d’eau, le mystère d’avoir les yeux ouverts et de regarder le monde en le laissant être pleinement...

mercredi 3 août 2016

Un stage intense



Une semaine pour découvrir Lilith ou l'intensité d'être, voilà ce qui nous était proposé. En Ardèche, dans ce beau lieu qui s'appelle Existence, près de la rivière et sous les grands arbres protecteurs. Une semaine pour être dans la nature et nous y sentir intégrés, avec la sérénité que procure ce lieu. 
La nature sauvage dont il est question avec Lilith n'est pas toujours accueillante, la sécurité n'y est pas connue. Il faut donc être à chaque instant dans l'attention mais elle peut aussi nous accepter et nous offrir des moments de magie.



Nous devions trouver en chacun de nous ce que Lilith nous avait enlevé, le manque qu'elle nous avait laissé et comment nous le remplissions. Nous préférons souvent combler ce puits sans fond en nous que de le laisser être en dehors de notre volonté, par le mystère du mythe de Lilith.
Nous sommes passés de la souffrance à la joie, revivant nos expériences douloureuses du manque puis redevenant soudain joyeux et insouciants.
Nous retrouvions ainsi l'esprit des débuts de l'humanité, quand l'homme qui vivait dans la nature n'avait rien, devait souvent subir les éléments et le manque et puis soudain, éclatait de joie lorsqu'un miracle s'accomplissait et que la tribu avait à manger pour plusieurs jours.
Lorsque la magie opère, nous découvrons en nous la source de vie, qui s'écoule à travers nous et nous inspire.
Nous avions des guides sur le chemin de Lilith : Sylvie, pour qui l'inspiration de Lilith est une évidence qu'elle nous a fait partager, et Eliane qui nous entourait de sa présence bienveillante lorsque nous flanchions ou que l'émotion devenait intense. Jean-Philippe nous a conduit grâce à la musique à travers ces espaces où les mots n'ont pas toujours de sens. Et nous avons été bercés par les poèmes de Zeno Bianu, un poète qui incarne l'esprit de ce que nous vivions.



Voici un de ses poèmes ( extrait de Rituel d'amplification du monde):


Je commencerai par être 
un verbe 
sans limites
un langage où rien ne serait dit
mais tout pressenti 
dans le monde visible
et nulle part ailleurs 
un grain de sable 
qui dialogue avec les dieux 
une élévation 
dans l’affection et le bruit neufs 
un miracle inouï 
sous le soleil de la conscience 
je commencerai par être 
en devenant ce que je suis



Ou encore ce texte si proche de ce que nous avons vécu cette semaine :

"Tout est là. Tout commence avec la Nuit étoilée. Ce que tu cherches au plus obscur, ce que tu cherches sans chercher. Ce qui te traverse. Un abandon au monde. Et peut-être même un abandon de l’abandon. Tout est là. La nébuleuse spirale, les onze étoiles centrifuges et le croissant de soleil-lune, vestige d’éclipse, bouche de blessure-joie. Tout est là. Avec cette formidable force de réenchantement. Ecoute. C’est la vie même, qui veut la nuit comme le jour. C’est la vie comme une naissance continue. Combien de naissances dans une vie ? " (Le battement du monde - Zeno Bianu)

Le chemin de Lilith est un chemin d'initiation. Il peut nous ouvrir la porte pour peu que nous laissions notre volonté et notre ego de côté pour écouter ce que la vie a à nous offrir. Nous étions vingt-cinq, et chacun de nous a vécu une aventure inoubliable au sein de ce groupe.




Je vous conseille également le film : La tortue rouge, dont sont extraites les images, un très beau conte initiatique qui nous conduit sur ce chemin de l'être.

mercredi 6 juillet 2016

Un été pour se poser



L'été est là, et avec lui le temps de se poser et de s'émerveiller.
S'émerveiller de la nature, du ciel, des petites choses et de la beauté de ce qui nous entoure.

En septembre, nous vous proposerons à nouveau de belles aventures, exposition, spectacle, étoiles et astrologie mondiale ; nous les découvrirons vers la fin du mois d'août.

Il me semble que ce temps de pause pour se consacrer aux simples joies de la vie nous est nécessaire.
Nous nous retrouverons donc de loin en loin tout au long de l'été, petits signes de notre présence au cours de ces semaines d'été.



Et voici pour fêter l'été le poème de Paul Verlaine, "Donc ce sera par un clair jour d'été" pour rêver aux rencontres qui nous attendent sur l'herbe ou sous les étoiles.

Donc, ce sera par un clair jour d'été


Donc, ce sera par un clair jour d'été ;
Le grand soleil, complice de ma joie,
Fera, parmi le satin et la soie,
Plus belle encor votre chère beauté ;

Le ciel tout bleu, comme une haute tente,
Frissonnera somptueux à longs plis
Sur nos deux fronts heureux qu'auront pâlis
L'émotion du bonheur et l'attente ;

Et quand le soir viendra, l'air sera doux
Qui se jouera, caressant, dans vos voiles,
Et les regards paisibles des étoiles
Bienveillamment souriront aux époux.



Je vous souhaite, avec toute l'équipe d'Altaïr, un très bel été.